Maladie de Parkinson: De quoi parlons-nous ?

Bases d’une nouvelle définition.

 

                

Frobert. A E-mail The Corresponding Author, M.D

Lyon, (France).

 

 

(English version below the french one)

 

 

 

L’histoire de la maladie de Parkinson (MP) est bien connue de tous ceux qui s’intéressent de près à cette pathologie complexe :

 

On doit à un chirurgien anglais, James Parkinson, la première publication descriptive de la maladie qui portera plus tard son nom.

Dans son «Essay on the shaking palsy » , paru en 1817,  il rapporte un ensemble de troubles de la motricité, un « syndrome moteur » associant un tremblement au repos (shaking), une difficulté d‘exécution des mouvements (palsy), et une marche à petits pas rapides (festination).

Bien que James Parkinson note d’emblée, comme en témoignent d’autres écrits plus tardifs, la présence de troubles végétatifs, en particulier intestinaux, et psychiques avec une «mélancolie grave» chez l’un des patients qu’il a observés, il affirme la nature « purement motrice » de ce syndrome.

 

Il faut concevoir le contexte historique de l’époque, qui considère les troubles psychiatriques du sujet âgé comme habituels et liés à l'usure normale du temps, pour comprendre cette description initiale «tronquée » d’une partie de sa réalité clinique.

 

Le même climat intellectuel et culturel prévaut quelques décades plus tard à Paris, à la Salpêtrière, lors des observations cliniques de Jean-Martin Charcot, anatomopathologiste et neurologue.

Malgré ses travaux sur l’hystérie et l’hypnose qui l’ouvrent aux sciences du psychisme, il maintient la définition dans le cadre de la neurologie pure. C’est ainsi qu’en 1877, il adjoint la rigidité aux signes décrits précédemment et donne le nom de «maladie de Parkinson » à ce syndrome moteur.

 

En 1917, un grand nombre des survivants de l'épidémie d'encéphalopathie léthargique de Van Economo développent un syndrome parkinsonien séquellaire et l’intérêt scientifique pour la maladie renaît.

 

C.Tretiakoff  est le premier à décrire, en 1919,  les lésions du Locus Niger, cette zone profonde du cerveau, notant en particulier  sa dépigmentation par perte des cellules neuronale pigmentées et la réaction gliale associée.

Il  retrouve, à ce niveau, les inclusions concentriques particulières dans le cytoplasme que Friederich Lewy, alors qu’il travaillait dans le laboratoire d’Aloïs Alzheimer, a découvertes en 1912 au niveau du noyau basal de Meynert et décrites comme des « inclusions éosinophiles intraneuronales arrondies avec une zone centrale dense acidophile, entourée d’un halo périphérique ».

 

 

Depuis le début du siècle dernier,  la MP a toujours été assimilée de façon quasi exclusive à ce seul syndrome moteur tel que décrit  initialement et aux seules anomalies des neurones dopaminergiques du locus niger.

Dans la majorité des articles médicoscientifiques, sa définition, tant anatomique que clinique, reste ainsi quasiment identique à celle du XIX° siècle.

 

Pourtant, en particulier ces deux dernières décades, les preuves évidentes de l’inadéquation de cette définition se sont accumulées démontrant qu’elle n’est qu’une très incomplète description des véritables mécanismes, anomalies et problèmes cliniques rencontrés.

De fait, la force de l’habitude et du dogme prévalant, une certaine confusion est maintenue à propos de cette maladie car trop peu de médicoscientifiques remettent sa définition en balance. Ainsi, le monde de la recherche reste globalement focalisé sur « le locus niger…les troubles moteurs…la déplétion dopaminergique… ».

 

Ces faits influencent bien évidemment  la majorité des approches cliniques et thérapeutiques et font se concentrer la plupart des fonds alloués toujours sur les mêmes questions ce qui concourt à priver potentiellement les personnes atteintes de possibilités d’autres modes ou types de thérapeutiques à découvrir, et, par là-même, d’amélioration de leur qualité de vie.

 

La MP, maladie ô combien complexe et à laquelle se rajoutent, trop rapidement au cours de son évolution, les troubles secondaires dus à la Levo-Dopathérapie,  requiert une nouvelle définition, nettement plus claire et plus précise, dont les racines se trouvent dans la neuroanatomie, la neurohistologie et la neurobiohimie, aussi bien que dans les témoignages cliniques des personnes atteintes.

 

 

 

-----------------------------------------------

   

 

 

Des causes environnementales et des facteurs génétiques de prédisposition se conjuguent pour initier la maladie de Parkinson idiopathique, très complexe pathologie caractérisée par l’atteinte lente et progressive de plusieurs des systèmes de neurotransmission intra- et extra-cérébraux.

 

Le processus pathologique de la MP s’étend, en effet, au système nerveux central (SNC), dont le locus coeruleus noradrénergique [2], la substance noire et l’aire tegmentaire ventrale dopaminergique, le noyau basal de Meynert cholinergique et le noyau dorsal du raphé médian, sérotoninergique, et au système nerveux périphérique (SNP) [6] via le noyau dorsal moteur du nerf vague, cholinergique, et aux ganglions et neurones sympathiques post-ganglionnaires noradrénergiques, en particulier au niveau entérique et myocardique.

 

Les relations physiopathologiques entre tous les systèmes neurotransmetteurs, les interactions de leurs boucles de régulation et les liens avec les régulations de la neuroplasticité par le biais des agents neurotrophiques sont suffisamment démontrés pour qu’il paraisse impossible d’en nier l’évidence et inconcevable de les oublier dans un raisonnement qui se veut scientifique. Et pourtant….

 

 

Anatomopathologie

 

Les études anatomopathologiques ont démontré que l’atteinte intra-cérébrale [2] évolue progressivement au cours de la maladie, associant une neurodégénérescence marquée par l’apparition des corps de Lewy et des neurofibrilles du même nom dans le cytoplasme des neurones concernés à une mort cellulaire ou apoptose exagérée.

Le processus pathologique suit un plan d’extension en six phases, qui démarre au niveau du noyau moteur dorsal du nerf vague et du bulbe olfactif, pour s’étendre ensuite dans le SNC et le SNP. [2]

 

Sans que l’on puisse actuellement l’expliquer, cette neurodégénérescence ne concerne que des neurones à axones très longs et peu ou pas myélinisés. Elle s’étend de façon lente, progressive et irrémédiable vers l’amygdale, le mésocortex limbique, puis le néo-cortex, tout d’abord au niveau des aires associatives sensorielles et pré-frontales, puis des aires prémotrices et, en final, dans certains cas, aux aires primaires, sensorielles et motrices.

 

Par ailleurs, les corps et neurofibrilles de Lewy ont aussi été retrouvés au niveau du système nerveux entérique (tractus digestif) , cardiaque, pelvien, et au niveau des ganglions stellaires et des médullosurrénales [6].

 

Cependant, il est clairement démontré que, si  la présence de corps de Lewy et des éléments neurofibrillaires est typique de la MP, son intensité dans les neurones atteints n’est cependant pas liée de façon directe à la mort cellulaire et que, de plus, ces éléments ne sont pas exclusifs de la MP.

 

 

 

Corrélation anatomoclinique

 

Actuellement, le diagnostic clinique se fait au stade des troubles moteurs tels que classiquement décrits (tremblements de repos, akinésie , rigidité).

Cette triade caractéristique apparait lorsque les lésions atteignent la pars compacta du locus niger, phase déjà avancée dans l’évolution de la MP (stade 3 sur 6).

 

               Cette large extension intra et extra-cérébrale du processus étiopathogénique est responsable de la multitude et de la variété des troubles cliniques rencontrés, à des degrés divers, au cours de la maladie.

 

               Les symptômes sensoriels, sensitifs, autonomes (végétatifs) , émotionnels, psychologiques, comportementaux et cognitifs sont décrits dès avant les troubles moteurs et poursuivent leur développement de façon concomitante à l’évolution motrice [1] [9] [11] . Ainsi, l’hyposmie ou l’anosmie est précoce, les troubles de l’humeur et/ou une dépression ou les troubles végétatifs discrets peuvent aussi préexister plusieurs années avant le diagnostic moteur et ne sont en rien les uniques conséquences d’une déperdition dopaminergique isolée nigrostriatale mais bel et bien dues à d’autres lésions. [7] [9] [11] [15]

 

Les corrélations anatomiques et cliniques de cette pathologie sont en grande partie méconnues.

L’atteinte de certaines zones intra-cérébrales peut expliquer deux ou plusieurs symptômes.[8]

 

 

 

 

 

CLINICAL FEATURES

 

 

POSSIBLE SITES OF CAUSATIVE PATHOLOGY

 

L-Dopa responsive symptoms (motor, emotional, behavioural)

 

 

Nigral projections to Gpi, subthalamus nucleus, thalamus (principal nuclei reticular nucleus); intrinsic striatal dopaminergic neurons; mesocortical dopaminergic pathway; A8 dopaminergic projections (tremor)

 

 

Nondopaminergic motor deficits (eg, gait and balance disorders, L-dopa resistant slowness)

 

 

Pediculopontine nucleus; gigantocellular reticular nucleus; coeruleus/subcoeruleus;thalamic nuclei (eg, centromedian-parafascicular nuclei of the thalamus); pre-supplementary motor area

 

Dementia or cognitive dysfunction

 

 

Ventral temporal lobe; hippocampus (CA3 or CA3); frontal lobes or neocortex; amygdala; nucleus basalis of Meynert; locus coeruleus

 

Depression and behavioural or emotional dysfunction

 

 

Raphe nuclei; locus coeruleus, amygdala, mesolimbic, mesocortical and mesothalamic dopaminergic systems, cingulate cortex

 

Hallucinations

 

 

Amygdala; limbic cortex; nucleus basalis of Meynert

 

REM behavioural disorder; sleep disturbances

 

 

Pedunculopoltine nucleus; coeruleus/subcoeruleus; thalamus; hypothalamus

 

Autonomic disturbances (postural hypotension, urinary bladder dysfunction, excessive sweating, constipation )

 

 

Sympathetic ganglia; amygdala; parabrachial nucleus; dorsal vagal complex

 

Olfactory dysfunction

 

 

Olfactory bulb, anterior olfactory nucleus, amygdala, perirhinal cortex

 

Weight loss

 

 

Hypothalamus

 

Possible clinicopathological correlates outside the nigrostriatal system [8]

 

 

 

La clinique confirme les données anatomopathologiques et fonctionnelles quant à leur origine dopaminergique ou non.

Eneffet, il est aisé de définir cliniquement les différents groupes symptomatiques ou syndromes constitutifs de la MP.

On remarque alors sans peine que, dans leur majorité, ils ne répondent pas à la L-Dopa, ce qui n’est que l’image symptomatique des multiples anomalies de régulation neurotransmettrice sous-jacentes.

 

 

 

TYPE

de SYNDROME CLINIQUE

REPONSE à

 la LEVO-DOPA

 

Moteur (général)

OUI

Moteur “axial”  (troubes de la marche et de l’équilibre, lenteur, dysarthrie, troubles de la déglutition…)

               NON

Dysautonomique (troubles végétatifs : intestin, cœur, vessie, régulation tensionnelle)

NON

Sensitivosensoriel

NON

Cognitif (mémoire, émotion,comportement..)

OUI/NON

Dépression

NON

Troubles du sommeil, anomalies du REM

NON

Stress aigu et chronique

NON

 

 

 

Malgré les insuccès thérapeutiques, les recherches et essaius ont été et restent massivement et quasi exclusivement focalisées  sur la perte en neurones dopaminergiques du locus niger : traitements médicamenteux substitutif, neuroprotecteur ou cellulaire…Seule la voie dopaminergique semble intéresser quant il s’agit d’expliquer tous les mécanismes et conséquences de la MP.

Ne pas tenir compte, en particulier, de l’existence des lésions initiales du noyau moteur dorsal du vague et de celles du locus coeruleus et de leur importance dans les mécanismes internes de la maladie, ses symptômes et son évolution n’est ni explicable scientifiquement ni acceptable pour les personnes atteintes  [7] [10] [12] [13] [14].

En effet, de telles lésions ont leur propre potentiel défavorable à la MP et à son évolution, conduisent à des anomalies aux conséquences délétères en participant à l’ensemble des perturbations de la neurotransmission, de la neuroprotection et de la neuroplasticité et, par là-même, contribuent à aggraver l’apoptose des neurones du locus niger et la déplétion dopaminergique.[10]

 

L’impact de telles données sur les hypothèses, la conception et les décisions en recherche fondamentale, clinique et thérapeutique concernant la MP, ses traitements actuels et futurs et sa prise en charge, est littéralement colossal.

A la lumière de ces connaissances, de nombreux essais thérapeutiques en cours, pharmaceutiques, neuroprotecteurs ou de remplacement neuronal par greffe cellulaire semblent ne pouvoir aboutir qu’à des demi-succès voire à des échecs complets. Par ailleurs, restent inutilisés ou inexplorés de nouveaux axes de recherche et de nombreuses.possibilités thérapeutiques.

Certains essais pourraient, d’ores et déjà, être décidés à la lumière de ces connaissances avec des produits pharmaceutiques existants et dans des protocoles jamais encore entrepris alors que réalisables.

 

Afin de concevoir de façon plus adaptée à la réalité des connaissances actuelles ces futures voies de recherche et de thérapeutique, il est aussi tout à fait fondamental de définir une très nécessaire classification nosologique des différents parkinsonismes regroupés actuellement sous le terme de « Maladie de Parkinson ».

En effet, ces syndromes parkinsoniens correspondent à des causes probables, à des conditions génétiques et environnementales, à un âge de début, à des signes cliniques, à des réponses aux traitements et, enfin, à des évolutions personnelles totalement différents.[4]

Les patients inclus dans tous les protocoles d’essais cliniques et  thérapeutiques doivent être alors sélectionnés avec le maximum de précision en regard de ces critères ce qui renforcera la fiabilité des études et affinera leurs résultats.

 

Toutes les données évoquées ici et de très nombreuses autres, sont souvent considérées comme apparemment incompréhensibles ou sont négligées comme si inutiles le plus souvent par une méconnaissance liée à l’absence de communication et de coordination entre les différentes branches de la Recherche.

Pourtant, elles sont en réalité les pièces d’un seul et même puzzle. [3]

 

Les moyens pour les regrouper et les connecter entre elles existent et permettent d’avoir une nouvelle vision de la MP et de générer des idées adaptées aux problèmes.    

Un tel puzzle ne peut plus être sans cesse laissé en attente du simple fait de dogmes ou de modèles de réflexion dite scientifique dépassés voire périmés  [5]          

Le traitement de la maladie de Parkinson ne peut se concevoir correctement sans cela, par respect de la rigueur scientifique, certes, mais aussi et surtout parce que, au-delà de toute autre considération, la qualité de vie des personnes atteintes en dépend directement.

 

Reste à savoir si les mentalités humaines feront l’effort de clarté et de vérité nécessaire ce dont on peut actuellement douter.

 

Un des auteurs cités ici en référence, et pas des moindres, a  répondu ainsi à l’envoi de cet article  pour lecture préalable:

 “Dear Dr. Frobert,

  Thank you for your very thoughtful paper. I agree with most of what you say. 

 Unfortunately scientists are often reluctant to drop old ideas, even when these traditional concepts are not fitting in with current evidence.

  This affects the funding of grants and the acceptance of papers for publications - and all this influences the way research evolves.

  Best wishes,

   Dr. ***** “

 

( Cher Dr. Frobert,

 Merci de votre article très riche en réflexion. Je suis d’accord avec la majeure partie de ce que vous écrivez.

 Malheureusement, les scientifiques ont souvent de la réticence à laisser tomber les vieilles idées, même lorsque les concepts traditionnels ne correspondent plus à toutes les évidences actuelles.

Ceci affecte la distribution des fonds de recherche et l’acceptation des articles pour les publications, et de ce fait influence la façon dont la recherche évolue.

Avec mes meilleurs vœux

Dr ****** 

 

Ce courrier ayant étant adressé en privé, le nom de l’auteur n’est pas révélé. Le simple fait qu’une telle personnalité ait pris le temps d’une réponse personnelle et le contenu même de sa réponse constituent en eux-mêmes un exceptionnel encouragement  à poursuivre nos travaux et nos actions dans cette voie.)

 

              

 

 

REFERENCES

 

(Nb: Les références données ici sont délibérément réduites, ces articles étant en eux-mêmes princeps et suffisants à comprendre l’essence des problèmes évoqués dans cet article).

 

1.Adler CH.

Nonmotor complications in Parkinson's disease.

Mov Disord. 2005 May;20 Suppl 11:S23-9.

 

2. Braak H, Ghebremedhin E, Rub U, Bratzke H, Del Tredici K.

Stages in the development of Parkinson's disease-related pathology.

Cell Tissue Res. 2004 Oct;318(1):121-34.

 

3. Calne DB, Mizuno Y.

The neuromythology of Parkinson's Disease.

    Parkinsonism Relat Disord. 2004 Jul;10(5):319-22

 

4. Calne D.

A definition of Parkinson's disease.

Parkinsonism Relat Disord. 2005 Jun;11 Suppl 1:S39-40.

 

5.Cools R., Robbins T. W.  

Chemistry of the adaptive mind.

Phil. Trans. R. Soc.Lond. 2004;362:2871–88

 

6. Duyckaerts C, Hauw JJ.

Lewy bodies, a misleading marker for Parkinson's disease?

Bull Acad Natl Med. 2003;187(2):277-92; discussion 292-3

 

7.Koller WC, Tse W.

Unmet medical needs in Parkinson's disease.

Neurol. 2004 Jan 13;62(1 Suppl 1):S1-8

 

8.Lang A.E, Obeso J.A.

Challenges in Parkinson's disease: restoration of the nigrostriatal dopamine system is not enough .

Lancet Neurol. 2004 May. 3(5):309-16.

 

9.Lewald J, Schirm SN, Schwarz M.

Sound lateralization in Parkinson's disease.

Brain Res Cogn Brain Res. 2004 Nov;21(3):335-41.

 

10.Marien MR, Colpaert FC, Rosenquist AC.   

Noradrenergic mechanisms in neurodegenerative diseases: a theory.

Brain Res Brain Res Rev. 2004 Apr;45(1):38-78

 

11.Nallegowda, Mallikarjuna, & coll. 

Role of Sensory Input and Muscle Strength in Maintenance of Balance, Gait, and Posture in Parkinson’s Disease:

A Pilot Study. 

Am J Phys Med Rehabil. 2004 Dec;83(12):898-908.

 

12.Porges S. W.

The Polyvagal Theory: phylogenetic contributions to social behavior.

Physiol.Behav. 2003 Aug; 79 (3): 503-13

 

13.Rye D, DeLong MR.

Time to focus on the locus.

Arch Neurol. 2003 Mar;60(3):320

 

14.Zarow C, Lyness SA, Mortimer JA, Chui HC.

Neuronal loss is greater in the locus coeruleus than nucleus basalis and substantia nigra in Alzheimer and Parkinson diseases.

Arch Neurol. 2003;60:337–341

 

15.Zia S, Cody F, O’Boyle D.

Joint position sense is impaired in by Parkinson’s disease.

Ann Neurol 2000;47:218–28

 

 

 

·        Correspondance to Dr Anne Frobert,  5 place Puvis de Chavannes, Lyon 69006, France

 

 

Anne FROBERT,  1° Septembre 2005

 

 

 

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Parkinson’s Disease: What are we talking about?

Working on a definition.

 

 

Frobert. A E-mail The Corresponding Author

 

Lyon, France.

 

 

 

 

In 1877, J.M Charcot added rigidity to the two other symptoms already described in  shaking palsy” (1817), akinesia and tremor, and so defined Parkinson’s Disease (PD).

 

In 1919, C.Tretiakoff described the pathologic process in substancia nigra (SN) with pigmented cell loss and cytoplasmic inclusions as first discovered by F.Lewy in 1912.

 

Since the beginning of the past century, Parkinson’s disease has been described as a motor illness due to SN dopaminergic cell impairments and such a clinical and pathologic definition remains basically unchanged in most articles about PD and, though obviously incomplete and so very confusing, seems to be acritically accepted.

 

Such a fact has influenced most of clinical approaches and still does, regardless to many fundamental research data

which open a large field to other possibilities, first to improve patients quality of life and then, to enlarge all considerations about PD .

 

PD, a very complex disease with day to day changes and minute to minute fluctuations due to L-Dopa therapy long term effects, requires and deserves an accurate definition which roots in neuroanatomy and pathology data as well as in clinical evidences of patients living testimony.

 

 

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Idiopathic Parkinson's Disease (PD) is a progressive neurodegenerative multisystem disorder.

Multifactorial causal and predisposition factors conjugate to initiate this extraordinary complex illness which combines several neurotransmitter systems disturbances and requires years to develop.

 

Indeed, the pathological process that underlies PD involves the Central Nervous System (CNS) with [2] the noradrenergic locus coeruleus, the dopaminergic substantia nigra and ventral tegmental area, the cholinergic nucleus basalis of Meynert and the serotonergic dorsal raphe nuclei as well [6] as the human enteric and peripheral nervous systems involving sympathetic and vagal pathways and/or ganglias.

 

Brain pathology [2] during PD is first defined by the progressive neuronal spreading degeneration morphologically marked with Lewy bodies and Lewy neurites in the somata of the involved nerve cells.

The susceptible cell types are all projection neurons with long thin unmyelinated or poorly myelinated thin-caliber axons.

Second characteristic is the progressive loss of neurons in the different nuclei and areas described herein and later in the further involved amygdala and anteriomedial temporal mesocortex to gradually reach the neocortex (first in the high-order sensory association and prefrontal areas then in the first order sensory association areas, premotor fields and, finally, in some cases, even primary sensory and motor fields).

 

Furthermore, Lewy bodies may be also found in the enteric nervous system of the alimentary tract, cardiac, enteric and pelvic plexus, stellate ganglia and adrenal medulla.[6]

 

Still, presence of LBs and LNs is not directly linked with neuronal loss and LB and LN are typical but not exclusive of PD.

 

 

PD etiopathogenic process, according to a predictable topographical lesions sequence, begin in dorsal motor nucleus of vagus nerve (DMNX) and olfactory bulb and then extend in CNS and PNS in a six stages neuropathological scheme.[2]

At present, only the late phase of the degenerative process can be assessed clinically, when lesions reach Locus Niger pars compacta and associated motor dysfunctions appear (rest tremor, bradykinesia or akynesia and rigidity).  

 

Thus, such a multiple systems neurodegeneration spreading widely through brain, body and its visceral organs as heart and intestinal tract leads to a multitude of different clinical disturbances.

 

There are evidences that sensorial, sensitive, autonomic, emotional, psychological, behavioral and cognitive troubles belong to the whole course of PD long and slow evolution and appear as well before as after the cardinal motor symptoms. [1] [9] [11]

 

Indeed, early hyposmia or anosmia, mood disturbances and/or depression, mild autonomic disturbances, mild cognitive and/or sensitive and sensorial impairements are all known to be possibly present years before motor problems and are not to be considered as consequences of exclusive dopaminergic depletion. [7] [9] [11] [15]

 

The clinical correlations of the widespread pathological changes found in PD are largely unknown. Different sites have been proposed for two or more clinical features.[8]

 

 

 

 

 

CLINICAL FEATURES

 

 

POSSIBLE SITES OF CAUSATIVE PATHOLOGY

 

L-Dopa responsive symptoms (motor, emotional, behavioural)

 

 

Nigral projections to Gpi, subthalamus nucleus, thalamus (principal nuclei reticular nucleus); intrinsic striatal dopaminergic neurons; mesocortical dopaminergic pathway; A8 dopaminergic projections (tremor)

 

 

Nondopaminergic motor deficits (eg, gait and balance disorders, L-dopa resistant slowness)

 

 

Pediculopontine nucleus; gigantocellular reticular nucleus; coeruleus/subcoeruleus;thalamic nuclei (eg, centromedian-parafascicular nuclei of the thalamus); pre-supplementary motor area

 

Dementia or cognitive dysfunction

 

 

Ventral temporal lobe; hippocampus (CA3 or CA3); frontal lobes or neocortex; amygdala; nucleus basalis of Meynert; locus coeruleus

 

Depression and behavioural or emotional dysfunction

 

 

Raphe nuclei; locus coeruleus, amygdala, mesolimbic, mesocortical and mesothalamic dopaminergic systems, cingulate cortex

 

Hallucinations

 

 

Amygdala; limbic cortex; nucleus basalis of Meynert

 

REM behavioural disorder; sleep disturbances

 

 

Pedunculopoltine nucleus; coeruleus/subcoeruleus; thalamus; hypothalamus

 

Autonomic disturbances (postural hypotension, urinary bladder dysfunction, excessive sweating, constipation )

 

 

Sympathetic ganglia; amygdala; parabrachial nucleus; dorsal vagal complex

 

Olfactory dysfunction

 

 

Olfactory bulb, anterior olfactory nucleus, amygdala, perirhinal cortex

 

Weight loss

 

 

Hypothalamus

 

Possible clinicopathological correlates outside the nigrostriatal system [8]

 

 

Although the multisystem nature of PD pathology is accepted by researchers, it is often forgotten or underestimated when considering the unmet therapeutic needs of patients and the potential limitations of new therapies. [6]

Focus has been made for too many years almost exclusively on dopaminergic nigral loss for all mechanisms responsive of PD and treatments have been only based on Dopamine replacement therapy or dopaminergic neurons and pathways rehabilitation. [13]

Awareness of the widespread neurodegeneration that accounts for PD problems advances, makes more and more evident that restoration of the nigrostriatal dopamine system should not be the ultimate goal of future research.

 

DMNX and Locus Coeruleus genuine lesions have to be taken into account as their cell loss and functional impairments are of great importance in PD mechanisms, features and evolution. [10] [12] [13] [14]

In fact, such lesions have their own potential to enhance PD evolution, leading to deleterious impairments, participating to neurotransmission, neuroprotection and neuroplasticity disturbances and, more, increasing nigral neurons apoptosis and dopaminergic depletion. [10]

 

Such data have a huge impact on all the hypotheses, conceptions and decisions about research in PD, its present and future treatments and management.

Thus, many of the present clinical and therapeutic, whether pharmaceutic, neuroprotective or stem cells replacement tests appear clearly to lead to unsuccessful results.
Furthermore, unexplored axes of fundamental and clinical research and therapeutic trials with new aims will emerge. Some of them could be possibly performed, testing different drugs already approved but not yet experimented or in combined targeted multitherapy in PD.

 

 

Still, different parkinsonisms are actually described under the same global designation of “Parkinson’s Disease” though evoked causes, genetic and environmental conditions, clinical features, age of onset, treatments and, at last, personal evolution demonstrate important differences. [4]

Cases must be selected with maximal care before trials and clinical studies in order to increase results reliability and to define more precise therapeutic protocols.

 

 

Useless when coordination and communication between different fields of research lack, all data are in fact pieces of the same puzzle. [3] Connecting the already existing ones with new others, placing them at a different angle and looking at them under a different light will generate fruitful ideas.

In this huge puzzle with no pattern, there is neither model nor dogma that would keep us from seeing the whole in another way, the one of combined therapies targeted to each neurosystem involved in PD and respectful of healthy functional structures. [5]

 

 

SPECIAL THANKS

One of the authors below has been given this article before its publication on Internet. Here is his mail:

 

“Dear Dr. Frobert,

  Thank you for your very thoughtful paper. I agree with most of what you say. 

 Unfortunately scientists are often reluctant to drop old ideas, even when these traditional concepts are not fitting in with current evidence.

  This affects the funding of grants and the acceptance of papers for publications - and all this influences the way research evolves.

  Best wishes,

               Dr. *****

 

               Such an answer was a private one which does not allow his name to be published.

The fact that this very highly qualified profesionnal took interest in this paper, took time for an answer et wrote what may be read  is of an  exceptional value and gives us courage and strength to go further on our work.)

 

 

REFERENCES

 

1.Adler CH.

Nonmotor complications in Parkinson's disease.

Mov Disord. 2005 May;20 Suppl 11:S23-9.

 

2. Braak H, Ghebremedhin E, Rub U, Bratzke H, Del Tredici K.

Stages in the development of Parkinson's disease-related pathology.

Cell Tissue Res. 2004 Oct;318(1):121-34.

 

3. Calne DB, Mizuno Y.

The neuromythology of Parkinson's Disease.

    Parkinsonism Relat Disord. 2004 Jul;10(5):319-22

 

4. Calne D.

A definition of Parkinson's disease.

Parkinsonism Relat Disord. 2005 Jun;11 Suppl 1:S39-40.

 

5.Cools R., Robbins T. W.  

Chemistry of the adaptive mind.

Phil. Trans. R. Soc.Lond. 2004;362:2871–88

 

6. Duyckaerts C, Hauw JJ.

Lewy bodies, a misleading marker for Parkinson's disease?

Bull Acad Natl Med. 2003;187(2):277-92; discussion 292-3

 

7.Koller WC, Tse W.

Unmet medical needs in Parkinson's disease.

Neurol. 2004 Jan 13;62(1 Suppl 1):S1-8

 

8.Lang A.E, Obeso J.A.

Challenges in Parkinson's disease: restoration of the nigrostriatal dopamine system is not enough .

Lancet Neurol. 2004 May. 3(5):309-16.

 

9.Lewald J, Schirm SN, Schwarz M.

Sound lateralization in Parkinson's disease.

Brain Res Cogn Brain Res. 2004 Nov;21(3):335-41.

 

10.Marien MR, Colpaert FC, Rosenquist AC.  

Noradrenergic mechanisms in neurodegenerative diseases: a theory.

Brain Res Brain Res Rev. 2004 Apr;45(1):38-78

 

11.Nallegowda, Mallikarjuna, & coll. 

Role of Sensory Input and Muscle Strength in Maintenance of Balance, Gait, and Posture in Parkinson’s Disease:

A Pilot Study. 

Am J Phys Med Rehabil. 2004 Dec;83(12):898-908.

 

12.Porges S. W.

The Polyvagal Theory: phylogenetic contributions to social behavior.

Physiol.Behav. 2003 Aug; 79 (3): 503-13

 

13.Rye D, DeLong MR.

Time to focus on the locus.

Arch Neurol. 2003 Mar;60(3):320

 

14.Zarow C, Lyness SA, Mortimer JA, Chui HC.

Neuronal loss is greater in the locus coeruleus than nucleus basalis and substantia nigra in Alzheimer and Parkinson diseases.

Arch Neurol. 2003;60:337–341

 

15.Zia S, Cody F, O’Boyle D.

Joint position sense is impaired in by Parkinson’s disease.

Ann Neurol 2000;47:218–28

 

 

 

·        Correspondance to Dr Anne Frobert, Mediapark, 5 place Puvis de Chavannes, Lyon 69006, France

 

 


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Anne FROBERT,  1° Septembre 2005