Maladie
de Parkinson: De quoi parlons-nous ?
Bases d’une nouvelle définition.
Lyon, (France).
(English version below the french one)
L’histoire de la maladie de Parkinson (MP) est bien
connue de tous ceux qui s’intéressent de près à cette pathologie
complexe :
On
doit à un chirurgien anglais, James Parkinson, la première publication
descriptive de la maladie qui portera plus tard son nom.
Dans
son «Essay on the shaking palsy » ,
paru en 1817, il rapporte un ensemble de
troubles de la motricité, un « syndrome moteur » associant un
tremblement au repos (shaking), une difficulté d‘exécution des mouvements
(palsy), et une marche à petits pas rapides (festination).
Bien
que James Parkinson note d’emblée, comme en témoignent d’autres écrits plus
tardifs, la présence de troubles végétatifs, en particulier intestinaux, et
psychiques avec une «mélancolie grave» chez l’un des patients qu’il a observés,
il affirme la nature « purement motrice » de ce syndrome.
Il
faut concevoir le contexte historique de l’époque, qui considère les troubles
psychiatriques du sujet âgé comme habituels et liés à l'usure normale du temps,
pour comprendre cette description initiale «tronquée » d’une partie de sa
réalité clinique.
Le
même climat intellectuel et culturel prévaut quelques décades plus tard à
Paris, à
Malgré
ses travaux sur l’hystérie et l’hypnose qui l’ouvrent aux sciences du
psychisme, il maintient la définition dans le cadre de la neurologie pure. C’est
ainsi qu’en 1877, il adjoint la rigidité aux signes décrits précédemment et
donne le nom de «maladie de Parkinson » à ce syndrome moteur.
En 1917, un grand nombre des survivants
de l'épidémie d'encéphalopathie léthargique de Van Economo développent un
syndrome parkinsonien séquellaire et l’intérêt scientifique pour la maladie renaît.
C.Tretiakoff est le premier à décrire, en 1919, les
lésions du Locus Niger, cette zone profonde du cerveau, notant en
particulier sa dépigmentation par perte
des cellules neuronale pigmentées et la réaction gliale associée.
Il retrouve, à ce niveau, les inclusions
concentriques particulières dans le cytoplasme que Friederich Lewy, alors qu’il
travaillait dans le laboratoire d’Aloïs Alzheimer, a découvertes en 1912 au
niveau du noyau basal de Meynert et décrites comme des « inclusions
éosinophiles intraneuronales arrondies avec une zone centrale dense acidophile,
entourée d’un halo périphérique ».
Depuis le début
du siècle dernier,
Dans la
majorité des articles médicoscientifiques, sa définition, tant anatomique que
clinique, reste ainsi quasiment identique à celle du XIX° siècle.
Pourtant, en
particulier ces deux dernières décades, les preuves évidentes de l’inadéquation
de cette définition se sont accumulées démontrant qu’elle n’est qu’une très
incomplète description des véritables mécanismes, anomalies et problèmes
cliniques rencontrés.
De fait, la
force de l’habitude et du dogme prévalant, une certaine confusion est maintenue
à propos de cette maladie car trop peu de médicoscientifiques remettent sa
définition en balance. Ainsi, le monde de la recherche reste globalement
focalisé sur « le locus niger…les troubles moteurs…la déplétion
dopaminergique… ».
Ces faits
influencent bien évidemment la majorité
des approches cliniques et thérapeutiques et font se concentrer la plupart des
fonds alloués toujours sur les mêmes questions ce qui concourt à priver potentiellement
les personnes atteintes de possibilités d’autres modes ou types de thérapeutiques
à découvrir, et, par là-même, d’amélioration de leur qualité de vie.
-----------------------------------------------
Des causes environnementales et des facteurs génétiques
de prédisposition se conjuguent pour initier la maladie de Parkinson
idiopathique, très complexe pathologie caractérisée par l’atteinte lente et
progressive de plusieurs des systèmes de neurotransmission intra- et extra-cérébraux.
Le processus pathologique de
Les relations physiopathologiques entre tous les systèmes
neurotransmetteurs, les interactions de leurs boucles de régulation et les
liens avec les régulations de la neuroplasticité par le biais des agents
neurotrophiques sont suffisamment démontrés pour qu’il paraisse impossible d’en
nier l’évidence et inconcevable de les oublier dans un raisonnement qui se veut
scientifique. Et pourtant….
Anatomopathologie
Les études anatomopathologiques ont démontré que l’atteinte
intra-cérébrale [2] évolue progressivement au cours de la maladie, associant
une neurodégénérescence marquée par l’apparition des corps de Lewy et des
neurofibrilles du même nom dans le cytoplasme des neurones concernés à une mort
cellulaire ou apoptose exagérée.
Le processus pathologique suit un plan d’extension en six
phases, qui démarre au niveau du noyau moteur dorsal du nerf vague et du bulbe
olfactif, pour s’étendre ensuite dans le SNC et le SNP. [2]
Sans que l’on puisse actuellement l’expliquer, cette
neurodégénérescence ne concerne que des neurones à axones très longs et peu ou
pas myélinisés. Elle s’étend de façon lente, progressive et irrémédiable vers
l’amygdale, le mésocortex limbique, puis le néo-cortex, tout d’abord au niveau
des aires associatives sensorielles et pré-frontales, puis des aires prémotrices
et, en final, dans certains cas, aux aires primaires, sensorielles et motrices.
Par ailleurs, les corps et neurofibrilles de Lewy ont
aussi été retrouvés au niveau du système nerveux entérique (tractus digestif) , cardiaque, pelvien, et au niveau des ganglions
stellaires et des médullosurrénales [6].
Cependant, il est clairement démontré que, si la présence de corps de Lewy et des éléments
neurofibrillaires est typique de
Corrélation
anatomoclinique
Actuellement, le diagnostic clinique se fait au stade des
troubles moteurs tels que classiquement décrits (tremblements de repos, akinésie , rigidité).
Cette triade caractéristique apparait lorsque les lésions
atteignent la pars compacta du locus niger, phase déjà avancée dans l’évolution
de
Cette
large extension intra et extra-cérébrale du processus étiopathogénique est
responsable de la multitude et de la variété des troubles cliniques rencontrés,
à des degrés divers, au cours de la maladie.
Les
symptômes sensoriels, sensitifs, autonomes (végétatifs) ,
émotionnels, psychologiques, comportementaux et cognitifs sont décrits dès
avant les troubles moteurs et poursuivent leur développement de façon concomitante
à l’évolution motrice [1] [9] [11] . Ainsi, l’hyposmie
ou l’anosmie est précoce, les troubles de l’humeur et/ou une dépression ou les
troubles végétatifs discrets peuvent aussi préexister plusieurs années avant le
diagnostic moteur et ne sont en rien les uniques conséquences d’une déperdition
dopaminergique isolée nigrostriatale mais bel et bien dues à d’autres lésions. [7] [9] [11] [15]
Les corrélations anatomiques et cliniques de cette
pathologie sont en grande partie méconnues.
L’atteinte de certaines zones intra-cérébrales peut expliquer
deux ou plusieurs symptômes.[8]
|
CLINICAL FEATURES |
POSSIBLE SITES OF
CAUSATIVE PATHOLOGY |
|
L-Dopa responsive symptoms
(motor, emotional, behavioural) |
Nigral projections to Gpi,
subthalamus nucleus, thalamus (principal nuclei reticular nucleus); intrinsic
striatal dopaminergic neurons; mesocortical dopaminergic pathway; A8
dopaminergic projections (tremor) |
|
Nondopaminergic motor deficits
(eg, gait and balance disorders, L-dopa resistant slowness) |
Pediculopontine nucleus;
gigantocellular reticular nucleus; coeruleus/subcoeruleus;thalamic nuclei
(eg, centromedian-parafascicular nuclei of the thalamus); pre-supplementary
motor area |
|
Dementia or cognitive
dysfunction |
Ventral temporal lobe;
hippocampus (CA3 or CA3); frontal lobes or neocortex; amygdala; nucleus
basalis of Meynert; locus coeruleus |
|
Depression and behavioural or
emotional dysfunction |
Raphe nuclei; locus coeruleus,
amygdala, mesolimbic, mesocortical and mesothalamic dopaminergic systems,
cingulate cortex |
|
Hallucinations |
Amygdala; limbic cortex;
nucleus basalis of Meynert |
|
REM behavioural disorder; sleep
disturbances |
Pedunculopoltine nucleus;
coeruleus/subcoeruleus; thalamus; hypothalamus |
|
Autonomic disturbances
(postural hypotension, urinary bladder dysfunction, excessive sweating,
constipation ) |
Sympathetic ganglia; amygdala;
parabrachial nucleus; dorsal vagal complex |
|
Olfactory dysfunction |
Olfactory bulb, anterior
olfactory nucleus, amygdala, perirhinal cortex |
|
Weight loss |
Hypothalamus |
Possible clinicopathological correlates outside the
nigrostriatal system [8]
La clinique confirme les données anatomopathologiques et
fonctionnelles quant à leur origine dopaminergique ou
non.
Eneffet, il est
aisé de définir cliniquement les différents groupes symptomatiques ou syndromes
constitutifs de
On remarque
alors sans peine que, dans leur majorité, ils ne répondent pas à
|
TYPE de SYNDROME CLINIQUE |
REPONSE à |
|
Moteur (général) |
OUI |
|
Moteur
“axial” (troubes de la marche et de l’équilibre,
lenteur, dysarthrie, troubles de la déglutition…) |
NON |
|
Dysautonomique (troubles végétatifs : intestin,
cœur, vessie, régulation tensionnelle) |
NON |
|
Sensitivosensoriel |
NON |
|
Cognitif (mémoire, émotion,comportement..) |
OUI/NON |
|
Dépression |
NON |
|
Troubles du sommeil, anomalies du REM |
NON |
|
Stress aigu et
chronique |
NON |
Malgré les insuccès thérapeutiques, les recherches et
essaius ont été et restent massivement et quasi exclusivement focalisées sur la perte en neurones dopaminergiques du
locus niger : traitements médicamenteux substitutif, neuroprotecteur ou
cellulaire…Seule la voie dopaminergique semble intéresser quant il s’agit d’expliquer
tous les mécanismes et conséquences de
Ne pas tenir compte, en particulier, de l’existence des
lésions initiales du noyau moteur dorsal du vague et de celles du locus
coeruleus et de leur importance dans les mécanismes internes de la maladie, ses
symptômes et son évolution n’est ni explicable scientifiquement ni acceptable
pour les personnes atteintes [7] [10] [12] [13] [14].
En effet, de telles lésions ont leur propre potentiel défavorable
à
L’impact de telles données sur les hypothèses, la
conception et les décisions en recherche fondamentale, clinique et
thérapeutique concernant
A la lumière de ces connaissances, de nombreux essais
thérapeutiques en cours, pharmaceutiques, neuroprotecteurs ou de remplacement
neuronal par greffe cellulaire semblent ne pouvoir aboutir qu’à des demi-succès
voire à des échecs complets. Par ailleurs, restent inutilisés ou inexplorés de
nouveaux axes de recherche et de nombreuses.possibilités thérapeutiques.
Certains essais pourraient, d’ores et déjà, être décidés
à la lumière de ces connaissances avec des produits pharmaceutiques existants
et dans des protocoles jamais encore entrepris alors que réalisables.
Afin de concevoir de façon plus adaptée à la réalité des
connaissances actuelles ces futures voies de recherche et de thérapeutique, il est
aussi tout à fait fondamental de définir une très nécessaire classification
nosologique des différents parkinsonismes regroupés actuellement sous le terme
de « Maladie de Parkinson ».
En effet, ces syndromes parkinsoniens correspondent à des
causes probables, à des conditions génétiques et environnementales, à un âge de
début, à des signes cliniques, à des réponses aux traitements et, enfin, à des
évolutions personnelles totalement différents.[4]
Les patients inclus dans tous les protocoles d’essais
cliniques et thérapeutiques doivent être
alors sélectionnés avec le maximum de précision en regard de ces critères ce
qui renforcera la fiabilité des études et affinera leurs résultats.
Toutes les données évoquées ici et de très nombreuses autres, sont souvent considérées comme
apparemment incompréhensibles ou sont négligées comme si inutiles le plus
souvent par une méconnaissance liée à l’absence de communication et de
coordination entre les différentes branches de
Pourtant, elles sont en réalité les pièces d’un seul et
même puzzle. [3]
Les moyens pour les regrouper et les connecter entre
elles existent et permettent d’avoir une nouvelle vision de
Un tel puzzle ne peut plus être sans cesse laissé en
attente du simple fait de dogmes ou de modèles de réflexion dite scientifique dépassés
voire périmés [5]
Le traitement de la maladie de Parkinson ne peut se
concevoir correctement sans cela, par respect de la rigueur scientifique,
certes, mais aussi et surtout parce que, au-delà de toute autre considération,
la qualité de vie des personnes atteintes en dépend directement.
Reste à savoir si les mentalités humaines feront l’effort
de clarté et de vérité nécessaire ce dont on peut actuellement douter.
Un des auteurs cités ici en référence, et pas des moindres,
a répondu ainsi à l’envoi de cet
article pour lecture préalable:
“Dear Dr. Frobert,
Thank you for
your very thoughtful paper. I agree with most of what you say.
Unfortunately
scientists are often reluctant to drop old ideas, even when these traditional
concepts are not fitting in with current evidence.
This affects
the funding of grants and the acceptance of papers for publications - and all
this influences the way research evolves.
Best wishes,
Dr. ***** “
(
Cher Dr. Frobert,
Merci de votre article très riche en
réflexion. Je suis d’accord avec la majeure partie de ce que vous écrivez.
Malheureusement, les scientifiques ont souvent
de la réticence à laisser tomber les vieilles idées, même lorsque les concepts
traditionnels ne correspondent plus à toutes les évidences actuelles.
Ceci affecte la
distribution des fonds de recherche et l’acceptation des articles pour les
publications, et de ce fait influence la façon dont la recherche évolue.
Avec mes
meilleurs vœux
Dr ******
Ce courrier ayant étant adressé en privé, le nom de
l’auteur n’est pas révélé. Le simple fait qu’une telle personnalité ait pris le
temps d’une réponse personnelle et le contenu même de sa réponse constituent en eux-mêmes un exceptionnel encouragement à poursuivre nos travaux et nos actions dans
cette voie.)
REFERENCES
(Nb:
Les références données ici sont délibérément réduites, ces articles étant en eux-mêmes
princeps et suffisants à comprendre l’essence des problèmes évoqués dans cet
article).
|
Nonmotor complications in Parkinson's disease. Mov Disord. 2005 May;20 Suppl 11:S23-9. 2. Braak H, Ghebremedhin E, Rub
U, Bratzke H, Del Tredici K. Stages in the
development of Parkinson's disease-related pathology. Cell Tissue Res. 2004 Oct;318(1):121-34. The neuromythology
of Parkinson's Disease. Parkinsonism Relat Disord. 2004 Jul;10(5):319-22 A definition of
Parkinson's disease. Parkinsonism Relat Disord. 2005 Jun;11 Suppl
1:S39-40. Chemistry of the
adaptive mind. Phil. Trans. R. Soc.Lond. 2004;362:2871–88 Lewy bodies, a
misleading marker for Parkinson's disease? Bull Acad Natl Med. 2003;187(2):277-92; discussion 292-3 Unmet medical needs
in Parkinson's disease. Neurol. 2004 Jan 13;62(1 Suppl 1):S1-8 Challenges in
Parkinson's disease: restoration of the nigrostriatal dopamine system is not enough . Lancet Neurol. 2004 May. 3(5):309-16. 9.Lewald J, Schirm SN,
Schwarz M. Sound lateralization
in Parkinson's disease. Brain Res Cogn Brain Res. 2004 Nov;21(3):335-41. 10.Marien
MR, Colpaert FC, Rosenquist AC. Noradrenergic
mechanisms in neurodegenerative diseases: a theory. Brain Res
Brain Res Rev. 2004 Apr;45(1):38-78 11.Nallegowda, Mallikarjuna,
& coll. Role of Sensory
Input and Muscle Strength in Maintenance of Balance, Gait, and Posture in
Parkinson’s Disease: A Pilot Study. Am J Phys Med Rehabil. 2004 Dec;83(12):898-908. 12.Porges
S. W. The Polyvagal Theory:
phylogenetic contributions to social behavior. Physiol.Behav. 2003 Aug; 79 (3): 503-13 13. Time to focus on the
locus. Arch Neurol. 2003 Mar;60(3):320 14.Zarow C, Lyness SA,
Mortimer JA, Chui HC. Neuronal loss is
greater in the locus coeruleus than nucleus basalis and substantia nigra in
Alzheimer and Parkinson diseases. Arch Neurol. 2003;60:337–341 15.Zia S, Cody F, O’Boyle
D. Joint position sense
is impaired in by Parkinson’s disease. Ann Neurol 2000;47:218–28 |
·
Correspondance to Dr
Anne Frobert, 5 place Puvis de
Chavannes, Lyon 69006, France
Anne FROBERT, 1° Septembre 2005
HAUT de PAGE RETOUR BLOG PARKEMEDIA
Parkinson’s
Disease:
What are we talking about?
Working on a
definition.
In 1877, J.M Charcot added
rigidity to the two other symptoms already described in “shaking palsy” (1817), akinesia and
tremor, and so defined Parkinson’s Disease (PD).
In
Since the beginning of the past
century, Parkinson’s disease has been described as a motor illness due to SN
dopaminergic cell impairments and such a clinical and pathologic definition
remains basically unchanged in most articles about PD and, though obviously
incomplete and so very confusing, seems to be acritically accepted.
Such a fact has influenced most
of clinical approaches and still does, regardless to many fundamental research
data
which open a large field to
other possibilities, first to improve patients quality of life and then, to enlarge
all considerations about PD .
PD, a very complex disease with
day to day changes and minute to minute fluctuations due to L-Dopa therapy long
term effects, requires and deserves an accurate definition which roots in neuroanatomy
and pathology data as well as in clinical evidences of patients living
testimony.
-----------------------------------------------
Idiopathic Parkinson's Disease (PD) is a progressive neurodegenerative multisystem disorder.
Multifactorial causal and
predisposition factors conjugate to initiate this extraordinary complex illness
which combines several neurotransmitter systems disturbances and requires years
to develop.
Indeed, the pathological process
that underlies PD involves the Central Nervous System (CNS) with [2] the noradrenergic locus coeruleus, the dopaminergic substantia
nigra and ventral tegmental area, the cholinergic nucleus basalis of Meynert
and the serotonergic dorsal raphe nuclei as well [6] as
the human enteric and peripheral nervous systems involving sympathetic and vagal
pathways and/or ganglias.
Brain pathology [2]
during PD is first defined by the progressive neuronal spreading degeneration
morphologically marked with Lewy bodies and Lewy neurites in the somata of the
involved nerve cells.
The susceptible cell types are
all projection neurons with long thin unmyelinated or poorly myelinated
thin-caliber axons.
Second characteristic is the
progressive loss of neurons in the different nuclei and areas described herein
and later in the further involved amygdala and anteriomedial temporal
mesocortex to gradually reach the neocortex (first in the high-order sensory
association and prefrontal areas then in the first order sensory association
areas, premotor fields and, finally, in some cases, even primary sensory and
motor fields).
Furthermore, Lewy bodies may be
also found in the enteric nervous system of the alimentary tract, cardiac,
enteric and pelvic plexus, stellate ganglia and adrenal medulla.[6]
Still, presence of LBs and LNs is
not directly linked with neuronal loss and LB and LN are typical but not
exclusive of PD.
PD etiopathogenic process, according to a predictable topographical lesions
sequence, begin in dorsal motor nucleus of vagus nerve (DMNX) and olfactory
bulb and then extend in CNS and PNS in a six stages neuropathological scheme.[2]
At present, only the late phase of the degenerative process can be
assessed clinically, when lesions reach Locus
Thus, such a multiple systems
neurodegeneration spreading widely through brain, body and its visceral organs
as heart and intestinal tract leads to a multitude of different clinical disturbances.
There are evidences that sensorial,
sensitive, autonomic, emotional, psychological, behavioral and cognitive
troubles belong to the whole course of PD long and slow evolution and appear as
well before as after the cardinal motor symptoms. [1] [9] [11]
Indeed, early hyposmia or
anosmia, mood disturbances and/or depression, mild autonomic disturbances, mild
cognitive and/or sensitive and sensorial impairements are all known to be
possibly present years before motor problems and are not to be considered as
consequences of exclusive dopaminergic depletion. [7] [9] [11] [15]
The clinical correlations of the
widespread pathological changes found in PD are largely unknown. Different
sites have been proposed for two or more clinical features.[8]
|
CLINICAL FEATURES |
POSSIBLE SITES OF
CAUSATIVE PATHOLOGY |
|
L-Dopa responsive symptoms
(motor, emotional, behavioural) |
Nigral projections to Gpi,
subthalamus nucleus, thalamus (principal nuclei reticular nucleus); intrinsic
striatal dopaminergic neurons; mesocortical dopaminergic pathway; A8
dopaminergic projections (tremor) |
|
Nondopaminergic motor deficits
(eg, gait and balance disorders, L-dopa resistant slowness) |
Pediculopontine nucleus;
gigantocellular reticular nucleus; coeruleus/subcoeruleus;thalamic nuclei
(eg, centromedian-parafascicular nuclei of the thalamus); pre-supplementary
motor area |
|
Dementia or cognitive
dysfunction |
Ventral temporal lobe;
hippocampus (CA3 or CA3); frontal lobes or neocortex; amygdala; nucleus
basalis of Meynert; locus coeruleus |
|
Depression and behavioural or
emotional dysfunction |
Raphe nuclei; locus coeruleus,
amygdala, mesolimbic, mesocortical and mesothalamic dopaminergic systems,
cingulate cortex |
|
Hallucinations |
Amygdala; limbic cortex;
nucleus basalis of Meynert |
|
REM behavioural disorder; sleep
disturbances |
Pedunculopoltine nucleus;
coeruleus/subcoeruleus; thalamus; hypothalamus |
|
Autonomic disturbances
(postural hypotension, urinary bladder dysfunction, excessive sweating,
constipation ) |
Sympathetic ganglia; amygdala;
parabrachial nucleus; dorsal vagal complex |
|
Olfactory dysfunction |
Olfactory bulb, anterior
olfactory nucleus, amygdala, perirhinal cortex |
|
Weight loss |
Hypothalamus |
Possible clinicopathological correlates outside the
nigrostriatal system [8]
Although the multisystem nature
of PD pathology is accepted by researchers, it is often forgotten or underestimated
when considering the unmet therapeutic needs of patients and the potential
limitations of new therapies. [6]
Focus has been made
for too many years almost exclusively on dopaminergic nigral loss for all
mechanisms responsive of PD and treatments have been only based on Dopamine replacement
therapy or dopaminergic neurons and pathways rehabilitation. [13]
Awareness of the widespread
neurodegeneration that accounts for PD problems advances,
makes more and more evident that restoration of the nigrostriatal dopamine
system should not be the ultimate goal of future research.
DMNX and Locus Coeruleus genuine lesions
have to be taken into account as their cell loss and functional impairments are
of great importance in PD mechanisms, features and evolution. [10]
[12] [13] [14]
In fact, such lesions have their
own potential to enhance PD evolution, leading to deleterious impairments,
participating to neurotransmission, neuroprotection and neuroplasticity
disturbances and, more, increasing nigral neurons apoptosis and dopaminergic
depletion. [10]
Such data have a huge impact on
all the hypotheses, conceptions and decisions about research in PD, its present
and future treatments and management.
Thus, many of the present
clinical and therapeutic, whether pharmaceutic, neuroprotective or stem cells
replacement tests appear clearly to lead to unsuccessful results.
Furthermore, unexplored axes of fundamental and clinical research and
therapeutic trials with new aims will emerge. Some of them could be possibly performed, testing different drugs already approved but not yet
experimented or in combined targeted multitherapy in PD.
Still, different parkinsonisms
are actually described under the same global designation of “Parkinson’s
Disease” though evoked causes, genetic and environmental conditions, clinical
features, age of onset, treatments and, at last, personal evolution demonstrate
important differences. [4]
Cases must be selected with
maximal care before trials and clinical studies in order to increase results reliability
and to define more precise therapeutic protocols.
Useless when coordination and
communication between different fields of research lack, all data are in fact
pieces of the same puzzle. [3] Connecting the already
existing ones with new others, placing them at a different angle and looking at
them under a different light will generate fruitful ideas.
In this huge puzzle
with no pattern, there is neither model nor dogma that would keep us from
seeing the whole in another way, the one of combined therapies targeted to each
neurosystem involved in PD and respectful of healthy functional structures. [5]
SPECIAL
THANKS
One of the authors
below has been given this article before its publication on Internet. Here is
his mail:
“Dear Dr. Frobert,
Thank you for your very thoughtful paper. I agree with most of what you
say.
Unfortunately scientists are often reluctant
to drop old ideas, even when these traditional concepts are not fitting in with
current evidence.
This affects the funding of grants and the acceptance of papers for
publications - and all this influences the way research evolves.
Best wishes,
Dr.
*****
Such
an answer was a private one which does not allow his name to be published.
The fact that this very highly
qualified profesionnal took interest in this paper, took time for an answer et
wrote what may be read is of an exceptional value and gives us courage and
strength to go further on our work.)
REFERENCES
|
1.Adler Nonmotor
complications in Parkinson's disease. Mov Disord. 2005 May;20 Suppl 11:S23-9. 2.
Braak H, Ghebremedhin E, Rub U, Bratzke H, Del Tredici K. Stages in the
development of Parkinson's disease-related pathology. Cell Tissue Res. 2004 Oct;318(1):121-34. 3.
Calne DB, Mizuno Y. The neuromythology
of Parkinson's Disease. Parkinsonism Relat Disord. 2004 Jul;10(5):319-22 4.
Calne D. A definition of
Parkinson's disease. Parkinsonism Relat Disord. 2005 Jun;11 Suppl
1:S39-40. 5.Cools R.,
Robbins T. W. Chemistry of the
adaptive mind. Phil. Trans.
R. Soc.Lond. 2004;362:2871–88 6.
Duyckaerts C, Hauw JJ. Lewy bodies, a
misleading marker for Parkinson's disease? Bull Acad Natl Med. 2003;187(2):277-92; discussion 292-3 7.Koller WC,
Tse W.
Unmet medical needs
in Parkinson's disease. Neurol. 2004 Jan 13;62(1 Suppl 1):S1-8 8.Lang A.E,
Obeso J.A. Challenges in
Parkinson's disease: restoration of the nigrostriatal dopamine system is not enough . Lancet Neurol. 2004 May. 3(5):309-16. 9.Lewald J,
Schirm SN, Schwarz M. Sound lateralization
in Parkinson's disease. Brain Res Cogn Brain Res. 2004 Nov;21(3):335-41. 10.Marien MR, Colpaert FC, Rosenquist AC. Noradrenergic
mechanisms in neurodegenerative diseases: a theory. Brain Res
Brain Res Rev. 2004 Apr;45(1):38-78 11.Nallegowda, Mallikarjuna, & coll. Role of Sensory
Input and Muscle Strength in Maintenance of Balance, Gait, and Posture in
Parkinson’s Disease: A Pilot Study. Am J Phys Med Rehabil. 2004 Dec;83(12):898-908. 12.Porges S. W. The Polyvagal
Theory: phylogenetic contributions to social behavior. Physiol.Behav. 2003 Aug; 79 (3): 503-13 13. Time to focus on the
locus. Arch Neurol. 2003 Mar;60(3):320 14.Zarow C, Lyness SA, Mortimer JA, Chui HC. Neuronal loss is
greater in the locus coeruleus than nucleus basalis and substantia nigra in
Alzheimer and Parkinson diseases. Arch Neurol. 2003;60:337–341 15.Zia S, Cody F, O’Boyle D. Joint position sense
is impaired in by Parkinson’s disease. Ann Neurol 2000;47:218–28 |
·
Correspondance to Dr Anne Frobert, Mediapark, 5 place
Puvis de Chavannes,
HAUT de PAGE RETOUR BLOG PARKEMEDIA
Anne FROBERT, 1° Septembre 2005