Maladie de Parkinson

  et ses problèmes thérapeutiques non résolus

 

 

 

En Janvier 2004 était rapporté dans un article intitulé « Unmet medical needs in Parkinson’s disease »* de Koller, William C. et  Tse, Winona

 un débat sur la MP  et ses problèmes thérapeutiques non résolus , auquel participaient les neurologues suivants, professeurs pour la plupart :

Dr William C. Koller , Department of Neurology, Mt. Sinai School of Medicine, New York, NY,USA

Dr C.Warren Olanow, Barrow Neurological Institute, Phoenix, AZ 85013-4496, USA.

Dr José A. Obeso, Movement Disorders and Basal Ganglia Unit, Department of Neurology and Neurosurgery, Neuroscience Program, Clinica Universitaria and Medical School, Universidad de Navarra, 31008 Pamplona, Spain

Dr Robert A. Hauser, Director, Parkinson's Disease And Movement Disorders Center, Tampa General Hospital; Professor, Departments Of Neurology, Pharmacology, And Experimental Therapeutics, University Of South Florida, USA

Dr. Peter LeWitt, Professor of Neurology at Wayne State University School of Medicine, director of a National Parkinson Foundation Center of Excellence in Southfield, Michigan, USA

Dr Fabrizio Stocchi - Dipartimento di Scienze Neurologiche, Università "La Sapienza", Roma, Italy

Dr Peter Jenner, King's College London, Manresa Road, London, UK SW3 6LX, England

( * “Buts thérapeutiques non atteints dans la MP” in  Neurology, Volume 62(1) Supplement 1, 13 January 2004,  pp S1-S8)

 

En voici le contenu et sa traduction :

 

Dr. Olanow: I think it is important to appreciate that PD is not just a disorder of motor function. There are many non-motor features that can be important sources of disability for PD patients and are important to recognize and treat. These include depression, dementia, anxiety, mood disturbances, problems with sleep, sensory dysfunction, and a host of autonomic disturbances such as sexual dysfunction, bowel and bladder problems, constipation, and orthostatic hypotension. They are important because they may vary in severity in “on” and “off” stages, and may not respond at all to dopaminergic treatment. Many consider these to reflect more widespread degeneration than just the nigrostriatal system and when a neuroprotective therapy is designed it is important to appreciate that pathology in PD can be widespread and can affect neurons using multiple neurotransmitter systems.

Dr. Olanow : Je crois qu’il est important de comprendre que a MP n’est pas juste un trouble de la fonction motrice et que les paramètres non moteurs peuvent être d’importantes sources de handicap chez les PcP et sont de ce fait fondamentaux à reconnaitree et à traiter : dépression, troubles cognitifs, anxiété, troubles de l’humeur, perturbations du sommeil, troubles sensoriels et toute une cohorte de troubles du système autonome, sexuels, intestinaux et vésicaux, contipation et hypotension orthostatique.

Ils sont importants parce qu'ils peuvent changer dans leur sévérité en fonction des "on" et des "off", et peuvent ne pas répondre du tout au traitement dopaminergique. Beaucoup considèrent qu’ils reflètent une dégénérescence étendue bien au-delà du seul système nigrostriatal.

Quand une thérapie neuroprotective est conçue il est important de prendre en compte que les anomalies peuvent être étendues et peuvent affecter des neurones de divers systèmes neurotransmetteurs.

 

Dr. Koller: It is interesting to consider whether non-motor or non-dopaminergic PD features could result from dopamine denervation and if they could be prevented if you provided levodopa in a more continuous and physiologic manner.

Dr. Koller : Il est impératif de savoir si les troubles non-moteurs ou les anomalies non-dopaminergiques résultent ou non de la dénervation dopaminergique et q’ils seraient prévenus en administrant de la L-Dopa de façon plus continue et physiologique.

Dr. Olanow: You raise a good point. It is certainly possible that some of the features we consider non-dopaminergic may result initially from dopamine depletion. The SNc provides dopaminergic innervation throughout the basal ganglia and not just the striatum. There is also widespread dopamine innervation of the cerebral cortex, and it is intriguing to consider that a loss of dopamine may play a role in the evolution of dementia. Dopamine depletion also leads to overactivity of the subthalamic nucleus, which uses glutamate as a transmitter and could cause excitotoxic damage to target neurons. In the final analysis, however, I think you need to consider that, in sporadic PD, degeneration is more widespread than just the SNc, and this likely contributes to these other features. For example, patients with a Parkin mutation experience a relatively selective and severe SNc dopaminergic neuron loss with a young age of onset, but their subsequent course is relatively benign and they do not go on to develop non-motor features. If the problems were entirely a result of dopamine depletion, they would be expected to have a higher frequency of non-motor problems. That they do not suggests that it is the more widespread degeneration that occurs in sporadic PD that is the likely cause.

 

. Dr. Olanow : Vous soulevez un point fondamental. Il est vraisemblable que certains des problèmes que nous considérons comme non-dopaminergiques puissent résulter au départ de la déplétion en dopamine. Le SNC fournit l'innervation dopaminergique dans tous les ganglions de la base et pas simplement au striatum. Il y a également une innervation dopaminergique largement étendue du cortex cérébral, et il est intrigant de considérer qu'une perte de dopamine peut jouer un rôle dans l'évolution de la démence. La déplétion de dopamine mène également à l’hyperactivité du noyau subthalamique, qui emploie le glutamate comme médiateur et pourrait endommager des neurones cibles.

En final, cependant, je vous pense nécessaire de considérer que, dans la MP sporadique, la dégénérescence est plus étendue et que cela contribue aux  autres troubles. Par exemple, les patients présentant une mutation de Parkin présentent une perte relativement sélective et grave de neurone dopaminergique dès le jeune âge de début, mais leur évolution est relativement bénigne et ils ne développent guère de troubles non-moteurs. Si les problèmes étaient entièrement liés à la déplétion en dopamine, on s'attendrait à ce qu'ils aient une fréquence plus élevée des problèmes non-moteurs.

Qu'ils n’en aient pas pas  suggère que ce soit la dégénérescence plus étendue dans la MP sporadique qui est la cause probable des symptomes non-moteurs.

Dr. Obeso: I agree that it is important to consider non-nigral degeneration if we are to deal with the real unmet needs for PD, i.e., stopping disease progression. We see neuron degeneration and Lewy bodies in many brain areas, not just those with dopaminergic neurons. It is also interesting to consider whether PD starts in the nigra and spreads from there or if it is a multisystem process. I think it is possible that other areas degenerate first but represent clinically silent areas or are associated with clinical features that are not readily detected or not looked for.

Dr. Obeso : Je confirme qu'il me parait important de considérer la dégénérescence non-nigrale (hors locus niger) si nous vouons arrêter la progression de la maladie. Nous observons la dégénérescence neuronale et la présence de corps de Lewy dans beaucoup de secteurs de cerveau, pas simplement au niveau des neurones dopaminergiques. Il est également très important de définir si l’on pense que la MP démarre dans la substane noire et s’étend de là ou s’il s’agit d’un processus atteignant de nombreux systèmes. Je pense qu'il est possible que d’autres zones dégénèrent avant le locus niger but que ces zones sont « cliniquement muettes » ou associées à des données cliniques qui ne sont pas aisément détectéés ou ne sont pas recherchées.

Dr. Koller: But dementia is a later symptom in the disease. Does that not suggest that it is sequential?

Dr. Koller : Mais la démence est un symptôme tardif dans la maladie. Est-ce que cela ne suggère pas une évolution  séquentielle ?

Dr. Olanow: It is only a later feature because we choose to define it as such. If someone presents with dementia and develops Parkinsonism, we call it something else.

Dr. Olanow : C'est seulement un trouble secondaire parce que nous choisissons de le définir en tant que tel. Si quelqu'un se présente avec une démence et développe un parkinsonisme, nous l'appelons tout autrement !

Dr. Hauser: It is also a matter of how you define dementia. We typically define dementia as cognitive impairment that impairs functional activities. If we look for more subtle changes, they are found in a higher percentage of patients and also much earlier. Further dementia correlates with the presence of cortical Lewy bodies. This suggests that dementia is part of the disease process. It may therefore be that it will be harder to develop good symptomatic treatments than to slow the disease process and prevent onset and progression.

Dr. Hauser : C'est également lié à la façon dont vous définissez la démence. Nous définissons typiquement la démence en tant qu'affaiblissement cognitif qui altère des activités fonctionnelles. _ Si nous recherchions des changements plus fins , nous les trouverions dans un fort pourcentage de patients et aussi beaucoup plus tôt. Le risque de démence ultérieure est corrèlée à la présence des corps de Lewy au niveau cortical.Ceci suggère que la démence fait partie du processus dégénératif de la maladie.

Il se peut donc qu'il soit plus difficile de développer de bons traitements symptomatiques que de ralentir le processus de la maladie et d’empêcher son début et sa progression.

Dr. Olanow: Just to clarify, virtually all PD patients have cortical Lewy bodies. Some suggest that the more Lewy bodies you have, the more likely that you may have dementia, in the same way that the more nigral degeneration you have, the more likely you are to have motor disturbances. Frontal executive dysfunction may be an early feature of what will be dementia, just as a bit of rigidity may predict the development of postural instability. What we need to determine is if the degenerative changes in cortical neurons are taking place at a different time and at a different rate than what is occurring in the nigra. There is no doubt that degeneration in PD is widespread. You get degeneration of cholinergic neurons with Lewy bodies in the nucleus basalis, norepinephrine neurons with Lewy bodies in the locus ceruleus in addition to dopamine neurons in the SNc. Therefore, non-dopaminergic features may be controlled with dopamine therapies. But it is clear that PD is more than just dopamine degeneration and that to meet the unmet need we will have to find a way to stop the degenerative process.

Dr. Olanow : Juste pour clarifier :  pratiquement tous les PcP ont des corps de Lewy au niveau cortical. Certains suggèrent que plus que vous avez de corps de Lewy, plus vous risquez d’avoir une démence ; de la même manière plus la dégénérescence nigrale est importante, plus vous risquez de présenter des troubles moteurs.

Le dysfonctionnement exécutif frontal peut être un premier signe de ce qui aboutira à une démence, juste comme un peu de rigidité peut prédire le développement de l'instabilité posturale. Ce que nous devons déterminer est de savoir si les changements dégénératifs des neurones corticaux surviennent à un moment différent et à un taux différent que ce qui se produit dans le locus niger. Il n'y a aucun doute que la dégénérescence dans la MP est largement étendue. Vous avez une

dégénérescence des neurones cholinergiques avec des corps de Lewy dans les noyaux de la base, des neurones noradrénergiques avec des corps de Lewy dans le coeruleus en plus des neurones dopaminergiques de la substance noire. Par conséquent, certains des troubles non-dopaminergiques peuvent être controlés par les thérapeutiques dopaminergiques. Mais il est clair que la MP soit plus qu’une seule dégénérescence de neurones à dopamine et  que de trouver l’actuellement inconnu nous conduira à trouver la manière d'arrêter le processus dégénératif.

Dr. Jenner: I agree with you. We have become fixated on the nigrostriatal pathway and dopamine and have not adequately considered involvement of other neuron systems. It is clear that the more you look at the PD brain, the more pathology you see in a variety of areas with Lewy bodies, and we do not know how to relate the wider spread pathology to individual patients and the symptoms they exhibit. It is my sense that dementia is not common in young-onset patients. Young-onset patients seem to have more severe nigral degeneration when they present because they are more plastic and can compensate better. This may be the reason that they are at greater risk for motor complications. If dopamine depletion was the cause, they should have a greater frequency of dementia. Is that correct?

Dr. Jenner : Je suis d'accord avec vous. Nous nous  sommes obnubilés sur la voie nigrostriatale et sa dopamine et n’avons pas considéré de façon correcte l’importance des autres systèmes neuronaux.

Il est clair que plus vous regardiez le cerveau d’un PcP, plus vous voyez que les anomalies touchent une variété de secteurs différents, avec des corps de Lewy, et que nous ne savons pas relier la pathologie plus large de diffusion de différents patients aux symptômes qu’ils présentent. A mon avis, la démence n'est pas classique chez les patients atteints de façon précoce. Ceux-ci semblent présenter une plus importante dégénérescence nigrale lorsqu’apparaissent les troubles cliniques ; auparavant, grâce à leur meilleure plasticité neuronale ils peuvent mieux compenser. C’est peut être la raison pour laquelle ils sont à plus grand risque de complications motrices. Si l'épuisement de dopamine en était la cause, ils devraient au contraire avoir une plus grande fréquence de leur démence. Cette théorie vous semble-t-elle correcte ?

Dr. Olanow: I think that is correct. People over the age of 70 are much more likely to have dementia and young-onset people are much less likely to. That could be because the older cortex is more vulnerable to degeneration. I think it is noteworthy that patients with Parkin mutations have damage that appears to be confined to the nigra and locus ceruleus, with very little damage elsewhere. They get severe depletion and then run a stable course. This suggests that dopamine depletion does not contribute to or cause the dementia.

Dr. Olanow : Je pense que c’est correct. Les personnes au-dessus de 70 ans ont beaucoup de risque de présenter une démence et les personnes atteintes précocément  beaucoup moins. Ce pourrait être parce que le cortex plus ancien est plus vulnérable à la dégénérescence.

Je pense qu'il est important de bien noter le fait  que les patients présentant des mutations de Parkin ont des troubles qui semblent être confinés au locus niger et au locus coeruleus de lieu, avec très peu de dommages ailleurs. Ils ont une sévère déplétion dopaminergique grave et puis présentent une évolution assez stable. Ceci suggère effectivement que l'épuisement en dopamine ne contribue pas ou ne cause pas la démence.

Dr. Obeso: We should not forget that there are several types of PD. At one extreme you have the Parkin mutation, in which damage is confined to the nigra and the course is predominantly motor. At the other extreme are patients who present with dementia and develop PD late. One feature that is becoming clear is that the longer the evolution, the more patients develop both motor and dementia features.

Dr. Obeso: Nous ne devrions certainement pas oublier qu'il y a plusieurs types de MP. D’un côté, vous avez la mutation de Parkin, dans laquelle les anomalies sont très localisées à la substance noire, et l’évolution clinique est  principalement motrice. De l’autre, des patients qui se présentent avec une démence et développent le MP  tardivement. Une donnée qui devient clair est que plus l'évolution est longue et tardive, plus les patients développent des troubles moteurs et de la démence.

Dr. Koller: One could make similar comments with respect to autonomic function. Here, too, there appear to be cases in which autonomic dysfunction is an important and even early feature of the illness. We have now seen patients who present with pure autonomic failure and then go on to develop classic features of PD. It appears that there is a continuum between these findings and that what you see may depend on what you look for and how you classify the patient. Sleep abnormalities are also common in PD and may reflect brainstem changes. We are in the infancy of understanding these conditions and have to learn more about their pathophysiology in order to design appropriate treatments.

Dr. Koller : On peut faire des commentaires semblables en ce qui concerne la fonction autonome. Ici, aussi, il semble y avoir des cas dans lesquels le dysfonctionnement autonome est très important et éventuellement même un trouble précoce de la maladie.

Nous connaissons tous des patients qui se présentent avec des troubles purs du système autonome et qui développent ensuite les symptomes classiques de la MP. Il s'avère qu'il y a un continuum entre ces résultats et que ce que vous voyez peut dépendre aussi de ce que vous recherchez et de la façon dont vous classifiez le patient.

Les anomalies de sommeil sont également communes dans la MP et peuvent refléter des anomalies du tronc cérébral. Nous sommes dans la petite enfance de notre compréhension de toutes  ces conditions et nous devons en apprendre plus au sujet de leur pathophysiologie pour concevoir des traitements appropriés.

Dr. Hauser: One of the unmet needs that has become of great interest to me is the complaint of fatigue. In preliminary studies we saw a high correlation with sleep disorders and particularly with sleep apnea.

Dr. Hauser : Un des problèmes non résolus et de grand intérêt à mon sens est la fatigue. Dans des études préliminaires nous avons trouvé une grande corrélation avec les troubles du sommeil et en particulier avec l'apnée de sommeil.

Dr. Olanow: Do you think that the fatigue is related to depression?

Dr. Olanow : Pensez-vous que la fatigue est liée à la dépression ?

Dr. Hauser: It can be related to depression, but only a small number of our patients had changes on a depression scale. I think that depression can cause fatigue, but we need to think more about sleep disorders.

Dr. Hauser : Elle pourrait être liée à la dépression, mais seulement un nombre restreint de nos patients ont eu des changements sur leur score de dépression. Je pense que la dépression peut causer la fatigue, mais que nous devons penser surtout aux troubles de sommeil.

Dr. Koller: There is one study of fatigue in which half the patients were clinically depressed and in the other half there was no clear explanation.

Dr. Koller : Il y a une étude sur la fatigue dans laquelle la moitié des patients était cliniquement dépressive mais, dans l'autre moitié, il n'y avait aucune explication claire à la fatigue.

Dr. LeWitt: Fatigue may also occur as a result of motor dysfunction. We found that the sense of fatigue in PD patients disappeared at the same time as the levodopa-induced improvement in motor function occurred. This implies that there may be a central motor element in fatigue.

Dr. LeWitt : La fatigue peut également résulter du dysfonctionnement moteur. Nous avons constaté que la sensation de fatigue chez les PcP disparaissait e même temps que l’amélioration motrice  levodopa-induite se manifestait. Ceci implique qu'il peut y a un élément central moteur dans la fatigue

Dr. Stocchi: I think it is important to differentiate fatigue that responds to levodopa from that which does not. Some patients do not show clear motor deficit but report exhaustion and fatigue. I think it is also worth commenting that bladder dysfunction, constipation, and speech dysfunction can sometimes be helped by levodopa.

Dr. Stocchi : Je pense qu'il est important de différencier la fatigue levodopa- sensible de celle qui ne l’est pas . Quelques patients n’ont pas de déficit moteur évident mais se plaignent d’épuisement et de fatigue. Je pense qu’il est également intéressant de dire que le dysfonctionnement vésical, la constipation, et les troubles de la parole  peuvent parfois être améliorés par la levodopa.

Dr. Olanow: Dr. Koller also commented on the scales that are used to assess treatments for PD. We typically rely on UPDRS scales, which primarily look at motor features. We have recently completed studies in mild patients in which improvement was captured on a variety of quality of life scales but not on the UPDRS. There are also several studies comparing dopamine agonists to levodopa that have shown improved UPDRS scores in levodopa-treated patients even though the agonist-treated patients could add levodopa if they wanted and were comparable in quality of life assessments. The question there is whether the UPDRS is failing to capture some aspect of benefit, especially related to non-motor functions.

Dr. Olanow : le Dr. Koller a également présenté ses observations sur les échelles de score employées pour évaluer les traitements dans la MP.

Nous utilisons classiquement et comptons sur la fiabilité de l’UPDRS, qui ne s’intéresse principalement qu’aux perturbations motrices.

Nous avons récemment achevé des études chez des patients peu atteints dans lesquels nous avons pu mesurer l'amélioration a pu être établie sur une variété de qualité de scores de qualité de vie mais pas sur l'UPDRS.

Plusieurs études comparant les agonistes de dopamine à la levodopa ont également montré des UPDRS améliorés chez des patients sous levodopa même si  les patients sous agonistes pouvaient ajouter de la levodopa à la demande et étaient comparables dans l’ évaluations de leur qualité de vie.

La question est de savoir si l’utilisation de l’échelle UPDRS n’est pas insuffisante pour dépister certains bénéfices, spécialement lorsqu’ils ne sont pas moteurs.

Dr. Jenner: I think these non-motor features are important sources of disability to PD patients. At support group meetings, patients frequently complain about drooling, sweating, bladder, constipation, sleep disturbances, and daytime somnolence. I don’t often get asked about rigidity, bradykinesia, or dyskinesia, or “getting me going again.” It is interesting that their perception of what is important is totally different from ours.

Dr. Jenner : Je pense que ces troubles non-moteurs sont des sources importantes d'incapacité pour les PcP. Lors des réunions de groupe de soutien, les patients se plaignent fréquemment de radoter, de suer, de troubles vésicaux, de constipation, de perturbations de sommeil, et de somnolence de journée. Je

n'obtiens pas souvent de question à propos de la rigidité, de la bradykinesie, ou des dyskinesies.

Il est intéressant que leur perception de ce qui est important soit totalement différente de la nôtre.

Dr. Koller: We really do not have one excellent, composite scale that captures all the disability in Parkinson’s disease, mainly because we have concentrated too much on the motor aspect. UPDRS is the most widely used scale but, as has been pointed out, it does not always correlate with other scales and does not capture all the disability in PD, particularly for the non-motor aspects of the disease.

Dr. Koller : Nous n'avons vraiment aucune échelle d’évaluation excellente, un score qui capture toute les incapacités liées à la MP, principalement parce que nous nous sommes trop concentrés sur l'aspect moteur.

L’UPDRS est l’échelle d’évaluation la plus largement répandue mais, comme il a été précisé, elle n’est pas toujours corrélée avec les autres échelles et ne reflète pas tous les troubles de la MP, en particulier pour les aspects non-moteurs de la maladie.

Dr. Olanow: Even with respect to quality of life scales, we tend to use those that are disease-specific. In disorders such as ALS, scales are used that measure what is most important to the patient—such as religion, family, friendships—and then we ask how treatment affects that.

Dr. Olanow : Même en ce qui concerne les échelles de qualité de vie, nous tendons à employer celles qui sont spécifiques de la MP. Dans les maladies comme la SLA, on emploie des échelles qui mesurent ce qui est le plus important pour le patient-tel car la religion, la famille, amitié-et nous demandons alors  comment le traitement affecte ces données

Dr. LeWitt: What do you make of patients in the recent agonist trials that had normal PET or SPECT scans. Do you think they have PD?

Dr. LeWitt : Que faites-vous des patients des récents essais sur les agonistes et qui avaient des PET ou des SPECT scans normaux ?

Les considérez-vous atteints de MP ?

Dr. Olanow: There is very little data to suggest that anyone with clear-cut PD has a normal imaging study. I suspect it is more likely that these cases were misdiagnosed. Indeed, repeat scans at later time intervals remained normal.

Dr. Olanow : Il y a très peu de données qui laissent supposer qu’un patient avec une MP évidente ait une imagerie cérébrale normale.

Je suspecte dans ces  cas-là une erreur diagnostique. D’autant que des scans répétés régulièrement après sont restés normaux

 

 

Anne FROBERT, 11/01/2005

 

 

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