Qu’est-ce que la Maladie de Parkinson ?

 

 

 

 

          La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative progressive et actuellement incurable, un trouble progressif de la commande des mouvements volontaires et des automatismes moteurs.

 

Son origine est la destruction d’une zone cérébrale à peine grosse comme un grain de riz, le locus Niger, dont les cellules nerveuses ou neurones fabriquent la Dopamine, corps chimique chargé de transmettre les ordres d´initiation des mouvements.

 

De cause inconnue encore en grande partie , la maladie devient perceptible quand 70% au moins de ces neurones ont disparu et que la sécrétion de Dopamine est donc insuffisante.

 

S´il existe des facteurs génétiques de prédisposition, elle est exceptionnellement héréditaire.

 

Elle touche avant tout après l’âge de 55-60 ans mais parmi les 100 à 150.000 personnes atteintes en France, plus de 10% ont été diagnostiqués plus précocement, parfois dès 25-30 ans.

 

Si elle associe typiquement des tremblements au repos, une raideur et une lenteur des mouvements, bien des parkinsoniens ne tremblent jamais.

Il existe de très nombreux aspects de la maladie, souvent  invisibles pour ceux qui ne la connaissent pas ou très mal ce qui fait parfois dire, à tort, que les parkinsoniens s´écoutent trop: mais s écoutent ceux qui ont quelque chose à dire et à entendre.

autres symptômes, certes inconstants mais très fréquemment présents, aussi désagréables et déstabilisants que l´insomnie ou des troubles dépressifs, sont à l´origine de son caractère handicapant dans la vie quotidienne. Les facultés intellectuelles restent très généralement tout à fait normales et ce n´est qu´en fin d´évolution que des problèmes peuvent survenir.

 

Variable dans la journée au gré des prises médicamenteuses de L-Dopa et/ou de ses “voisins chimiques”, les agonistes, d´un jour à l’autre en fonction de si nombreux facteurs qui ne sont pas toujours tous identifiables, ce handicap peut être toléré sur de nombreuses années, au prix de prises médicamenteuses multiples, de kinésithérapie, d´orthophonie et de difficile contrôle psychologique de la situation.

L´échappement progressif à la L-Dopa et l´apparition en quelques années de ses effets secondaires, avant tout des mouvements anormaux, brusques et répétés (les dyskinésies) est la règle.

 

La neurostimulation par électrodes intracérébrales et piles externes (technique d`origine Grenobloise) permet de donner un nouveau souffle à un certain nombre de parkinsoniens à ce stade, au point d’être actuellement proposée de plus en plus tôt dans l´évolution de la maladie.

Cependant, il ne s’agit en rien d´une opération aboutissant à la guérison et moins d´un parkinsonien sur 6 relève actuellement de cette intervention.

 

Progressivement, le handicap s´accentue pour atteindre parfois, généralement après de nombreuses années d´évolution, la perte d´autonomie. n

 

 

NB : Très nombreuses et excellentes descriptions dans toutes les adresses de la colonne.

 

 

 

RETOUR PARKEMEDIA                       Anne Frobert , 26/12/03