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Le glossaire de la MP

 

 

 

 

 

Lettre A

 

 

Acathisie ou acathésie ou akathisie : n.f

Impossibilité de rester immobile et de conserver d'une manière prolongée une position, même confortable, des membres inférieurs, besoin permanent de bouger, mouvements incessants des jambes

 

 

Acétylcholine : n.f

Neurotransmetteur (ou neuromédiateur) ; [se  trouve à la fois dans le système nerveux central, où elle transmet des signaux entre neurones, et dans le système nerveux périphérique, où elle assure le relais de l’influx nerveux, des nerfs moteurs aux muscles.

Son action s’exerce par fixation à des récepteurs dits cholinergiques].

 

 

Acide aminé : n.m

Molécule dont l’assemblage en grand nombre forme une protéine  fabriquée par la cellule.

[Il existe 20 acides aminés naturels. Le corps humain sait en fabriquer 11 et l'alimentation nous apporte les 9 autres : lors de la digestion, ils sont récupérés grâce à la décomposition des protéines (animales ou végétales) contenues dans les aliments].

 

 

Addiction : n.f

Synonyme de dépendance

 

 

 

 

ADN : n.m

Molécule géante (macromolécule), support de l'information génétique de tout organisme vivant.

[Présent dans le noyau des cellules humaines où il forme les chromosomes, l'acide désoxyribonucléique (ADN) est présent chez tous les êtres vivants.

Support biochimique des caractères héréditaires, il renferme les gènes, vecteurs de toutes les informations nécessaires pour créer un organisme (animal, végétal, unicellulaire).

L’ADN possède une structure en double hélice composée de deux brins enroulés l'un autour de l'autre qui sont constitués d'une suite de caractères dans un alphabet à quatre lettres chimiques : les nucléotides à adénine, thymine, cytosine, et guanine (A, T, C, G).

Cet enchaînement précis constitue le code génétique : l'ensemble des instructions permettant à la cellule de fonctionner.

Ce code est transcrit en ARN puis traduit en protéines. D'autre part, des mécanismes assurent la transmission de l'information génétique de cellules mères à cellules filles : la réplication de l'ADN suivie de la mitose (division cellulaire). Ainsi, toutes les cellules de l'organisme ont la même information génétique].

 

 

Adrénaline : n.f

Molécule messagère des systèmes nerveux et hormonal qui permet à l’organisme de réagir à un stress physique ou psychique.

[L’adrénaline est une hormone libérée dans l'organisme en réponse à un stress : elle produit un afflux sanguin vers les muscles et le cerveau, accélère la respiration et le rythme cardiaque, et libère dans le sang des réserves énergétiques. En cas de blessure, elle permet la cicatrisation. Parfois, elle joue aussi le rôle de neurotransmetteur].

 

 

Affection intercurrente : n.f

Maladie aigue telles grippe, bronchite, infection urinaire etc.

 

 

Agoniste  dopaminergique : n.m

Un agoniste dopaminergique est une molécule qui agit en stimulant les récepteurs dopaminergiques au niveau du cerveau et en s'y fixant comme le ferait la dopamine produite naturellement et en mimant ses effets.

[L’ensemble des agonistes constitue la classe de médicaments la plus efficace après la lévodopa. 

Leur utilisation précoce en monothérapie, notamment chez les sujets jeunes (jusqu’à l’âge de 50 ans environ), peut dans certains cas retarder le recours à la lévodopa.

Ils peuvent être associés à la lévodopa dès le début du traitement, permettant ainsi de retarder l’apparition des complications motrices dues à la lévodopa, ou plus tardivement lorsque des fluctuations motrices dues à celle-ci apparaissent.

Sont actuellement commercialisés en France : la bromocriptine (Parlodel®), le lisuride (Dopergine®), le ropinirole (Requip®), le piribédil ( Trivastal®), le pergolide (Celance®, Permax® à l’étranger).

D’autres sont commercialisés à l’étranger ; le mirapexin (Mirapex®), la cabergoline (Dostinex®, Cabeser®).
Les agonistes de la dopamine se différencient au niveau de leur activité biologique, de leur demi-vie et de leur tolérance].

 

 

Akinésie : n.f

Diminution partielle ou totale des mouvements spontanés ou réflexes, et lenteur des mouvements volontaires (bradykinésie).

[L’akinésie est définie par la lenteur d'initiation des mouvements et la réduction de toute forme d'activité motrice jusqu’à l'immobilité : mouvements volontaires, mouvements associés, mouvement d'ajustement postural, mouvements d'expression gestuelle et émotionnelle, et ce, en l'absence de paralysie. La mimique est figée, il n'y a que peu de clignements des yeux, la marche se fait à petits pas, les pieds qui traînent, et le corps est incliné. Le malade se déplace en bloc avec un faible balancement des bras. La parole est rare, mal articulée, monotone.

 L’akinésie se remarque souvent précocement durant l’écriture, qui devient plus difficile et de taille réduite (on parle de micrographie).

Le patient doit commander consciemment la plupart de ses mouvements, même ceux qui s’effectuent sans que l’on y pense en temps normal].

 

 

Akineton® :

voir biperidene

 

 

 

Aires motrices : n.f

Le cortex moteur, situé à l’arrière du lobe frontal, est subdivisé en aires motrices primaires, pré-motrices, motricité du langage et motricité oculaire.

[La motricité est croisée. Pour réaliser des mouvements dirigés vers un objectif, notre cortex moteur primaire va recevoir de l’information des différents lobes du cerveau].

Voir cortex

 

 


Alpha-synucleine : n.f

            Protéine présynaptique qui aurait un rôle dans l’apprentissage.

Un des deux premiers gènes identifiés dans les formes familiales de la maladie sont le gène de l’alpha-synucleine et le gène de la parkine.

 

 

 

Amantadine :

Agent viral dont on a découvert l’action anti-parkinsonienne par hasard

Vendu sous le nom de Mantadix® (et Symmetrel® hors de France)

[Molécule possédant une action antivirale contre une variété de grippe : la grippe A. L'Amantadine est également utilisée pour traiter la maladie de Parkinson. Ses mécanismes d'action ne sont pas très bien connus: Il stimulerait la libération de dopamine dans le cerveau. En effet ce composé serait à l'origine de la libération de dopamine au niveau du striatum].

 

 

 

 

A.M.M :

Autorisation de Mise sur le Marché d’un médicament.

[Procédure administrative de l’ AFSSAPS, Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé qui autorise un laboratoire pharmaceutique à commercialiser une molécule, en France, selon des indications préalablement définies : Un médicament n’est remboursé par la Sécurité Sociale que dans les indications pour lesquelles il a obtenu son A.M.M (exemple : le Dostinex® -Cabergoline- agoniste dopaminergique, n’a pas, en France, l’A.M.M pour la MP et n’est donc pas remboursable et donc non prescrit dans cette indication alors qu’il est commercialisé dans tout le reste de l’Europe)

 

 

 

 

 

Angoisse : n.f

Tension anormale résultant d'une peur dont la source n'est ni connue, ni reconnue par la personne.

Voir anxiété

[L'angoisse et l'anxiété sont des concepts extrêmement proches qui en termes psychologique et/ou psychiatrique ne sont généralement pas dissociés].

 

 

 

 

Anosmie : n.f

Perte totale de l'odorat (si partielle, c’est l’hyposmie)

 

 

 

 

Anoxie : n.f

Absence de l'apport ou de l'utilisation de l'oxygéne au niveau des tissus (exemple : anoxie cérébrale)

 

 

 

 

Antagoniste : n.m

produit chimique ou drogue dont l'activité s'oppose à celle d'un neurotransmetteur.

 

 

 

Anticholinergique : n.m

Médicament antiparkinsonien s’opposant à l’action de l’acétylcholine 

[Les anticholinergiques ont été les premiers médicaments utilisés dans le traitement de la maladie de Parkinson : ils agissent principalement sur les tremblements.

Ils peuvent être utilisés en première intention dans des formes mineures de maladie de Parkinson lorsque les tremblements prédominent, chez les jeunes sans trouble cognitif.

L’arrêt du traitement doit être progressif afin d’éviter une exacerbation des symptômes.

Ils ont de nombreux effets secondaires : sécheresse de la bouche, difficulté à uriner, rétention urinaire, constipation, vision trouble, effets négatifs sur l'attention et la mémoire, hallucinations, confusion et délire. Étant donné ces nombreux effets secondaires, ce type de médication n'est pas utilisé dans les stades plus avancés de la maladie, surtout chez les sujets plus âgés ou souffrant d'une atteinte cognitive.
Parmi les différents anticholinergiques, on retrouve les médicaments suivants : Akineton®, Artane®, Parkinane® et Lepticur® (et dans le monde : le trihexyphénidyl (Artane®), orphénadrine (Disipal®), benztropine (Cogentin®), procyclidine (Kémadrin®), diphenhydramine (Benadryl®) et éthopropazine (Parsitan®)).]

 

 

 

 

 

Antidépresseur : n.m

Médicament qui améliore l’humeur dépressive.
[Les antidépresseurs sont des psychotropes (des substances qui modifient le psychisme). Ils sont destinés à faire disparaître la tristesse (les troubles de l'humeur). Si tous ont ce point commun, certains stimulent les patients : ils agissent sur la fatigue psychique et physique. D'autres sont sédatifs (ils calment) : ils diminuent l'angoisse et améliorent le sommeil. D'autres enfin sont à la fois tranquillisants (sédatifs) et stimulants

Ces substances se répartissent selon leur mode d'action en trois grandes familles: 

·        les inhibiteurs de la monoamine-oxydase (IMAO) : Deprenyl®, Marsilid®, Humoryl®..

·        les antidépresseurs tricycliques (TCA) : Anafranil®, Laroxyl®, Ludiomil®

·        les antidépresseurs non tricycliques, non IMAO
dont les Inhibiteurs spécifiques de la Recapture de la Sérotonine (SSRIs ou IRS): Deroxat®, Prozac®, Zoloft®… et les Inhibiteursde la Recapture de la Sérotonine et de la Noradrénaline

De très grands progrès ont été réalisés depuis les premiers antidépresseurs, surtout en ce qui concerne les effets secondaires indésirables. Ainsi, les  nouveaux inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine (SSRIs ou IRS) sont beaucoup mieux acceptés par les malades

 

 

 

 

Antioxydant : n.m

Molécule qui élimine en permanence les radicaux libres en excès.

[Les antioxydants vont réagir avec les radicaux libres pour les rendre inoffensifs. Dans l’organisme, il y a un équilibre permanent entre l’une et l’autre de ces familles chimiques.

Sous ce nom se cachent plusieurs molécules, essentiellement des vitamines et des oligo-éléments, notamment les vitamines C et E ainsi que les polyphénols et les caroténoïdes.

Ils sont utilisés pour empêcher les aliments gras de rancir et pour protéger les vitamines liposolubles (A, D, E et K) contre l’oxydation.

Les antioxydants vont réagir avec les radicaux libres pour les rendre inoffensifs.

Dans l’organisme, il y a un équilibre permanent entre l’une et l’autre de ces familles chimiques. Les antioxydants éliminent en permanence les radicaux libres en excès. Les problèmes se posent lorsqu’un déséquilibre apparaît].

 

 

 

 

Antiparkinsoniens :

Médicament utilisé dans la M.P (terme imprécis qui englobe toutes les médications).

[On regroupe sous ce terme des médicaments aussi divers que ceux à base de L-Dopa, les agonistes dopaminergiques, les inhibiteurs enzymatiques de la MAO et de la COMT, l’Amantadine et les anticholinergiques.]

Voir aussi L-Dopa, agonistes, etc.

 

 

 

 

Anxiété : n.f

Sentiment d'un danger imminent et indéterminé s'accompagnant d'un état de malaise, d'agitation, de désarroi et d'anéantissement ; l’anxiété est fréquente dans la M.P)

[Trouble émotionnel qui se manifeste par un sentiment d'insécurité,par un sentiment d'appréhension, de tension, de malaise, de terreur face à un péril de nature indéterminée (distinguée de la peur qui répond à une situation menaçante réelle).

On différencie le trouble panique (correspondant à des crises d'angoisse aiguës survenant de manière périodique) et l'anxiété permanente (trouble anxiété généralisée, ou névrose d'angoisse), qui affecte les sujets de manière durable.

L'anxiété peut être normale, voire nécessaire à la vie par sa fonction adaptative, ou au contraire pathologique et invalidante. Les limites entre la réaction anxieuse normale qui mobilise le sujet pour affronter une situation difficile et l'anxiété pathologique sont floues.]

Voir aussi angoisse

 

 

 

 

Anxiolytique : n.m et adj.
Les anxiolytiques sont des médicaments capables de diminuer l’anxiété.
[Au départ tous les psycholeptiques (ou sédatifs) pourraient être classés parmi les anxiolytiques. Mais en France, suivant la classification de Delay et Deniker, on utilise le terme de «tranquillisant» pour marquer une différence avec les autres psycholeptiques: les tranquillisants ne sont ni des hypnotiques, ni des neuroleptiques, ni des régulateurs de l'humeur
Ce sont des «tranquillisants mineurs» selon la classification des Anglo-Saxons.
Parmi les anxiolytiques, l'on trouve les benzodiazépines : Xanax®, Librium®, Rivotril®, Valium®, Rohypnol®.

 

 

 

 

Apokinon® :

voir apomorphine

 

 

 

Apomorphine® : n.f

Agoniste dopaminergique administré par voie sous-cutanée ; peut provoquer des nausées, ce qui nécessite l' administration préalable de dompéridone (Motilium®).

Commercialisée sous le nom d’ Apokinon®.

[L’apomorphine est indiquée lorsque la réponse thérapeutique à la lévodopa devient irrégulière et se complique de périodes «off» imprévisibles ; elle réduit également les dyskinésies.

Elle est administrée en injection sous-cutanée, soit ponctuelle lors d’un blocage moteur, soit continue grâce à une pompe.

L'apomorphine (ainsi appelée parce qu'elle a été obtenue en faisant agir de l'acide chlorhydrique concentré sur la morphine) stimule les récepteurs D1 et D2 L'apomorphine a un effet immédiat mais de courte durée, environ une heure. Ses effets indésirables sont de type dopaminomimétique (nausées, vomissements, troubles psychiques)]

 

 

 

 

Apoptose : n.f

Mort programmée, naturelle et nécessaire des cellules.

[Appelée aussi « mort cellulaire programmée », l'apoptose (du grec, « chute des feuilles à l'automne ») a été identifiée en 1972. Elle correspond aux phénomènes qui conduisent normalement à la mort ' en douceur ', indispensable à l'équilibre (ou homéostasie) du corps pour tenir compte du renouvellement des tissus. Elle diffère de la nécrose, où la destruction ' brutale ' de la cellule est provoquée par des conditions anormales ou un agent toxique.

L’apoptose semble être intrinsèquement  programmée.

Elle est caractérisée par des changements morphologiques distincts du noyau et du cytoplasme, des coupures de la chromatine sur des sites régulièrement espacés, et des coupures endonucléasiques de l'ADN génomique entre les nucléosomes.

Ce mode de mort des cellules sert d'équilibre à la mitose en adaptant la taille des tissus animaux et en limitant les processus pathologiques liés à la croissance tumorale.

Certaines modifications de l'ADN ou certains évènements peuvent l'accélérer ou la retarder.]

 

 

 

 

Artane® :

voir anticholinergique

 

 

 

 

Axone : n.m

Long prolongement fibreux du neurone, qui conduit l'influx nerveux jusqu’à la synapse ou la jonction neuromusculaire

[L'axone est un long prolongement qui émerge du corps cellulaire du neurone. Sa longueur est variable et peut atteindre plus d'un mètre. Son extrémité se divise en "branches" qui se connectent à d'autres neurones par l’intermédiaire d’une structure particulière : la synapse. L'axone transmet les messages de notre organisme (une douleur, un mouvement), sous forme de signaux de nature électrique.]

Voir aussi neurone, synapse

 

 

                                                                             Lettre B

 

Barrière hématoméningée : n.f

Membrane jouant le rôle de filtre au moment de l’éventuel passage intra-cérébral pour les molécules transportées dans le sang

 

 

Benserazide : n.m

Molécule qui, associée à la L-Dopa, évite que celle-ci soit dégradée (= détruite) avant d’atteindre le cerveau.

[En association avec la Dopa (dans le Modopar®), permet une réduction de la transformation au niveau périphérique de la Dopa en Dopamine par inhibition de la décarboxylase des aminoacides aromatiques.
La proportion de Dopa franchissant la barrière hémo-méningée augmente, et après transformation au niveau central en Dopamine, peut manifester ses effets. A doses plus fortes, peut inhiber la décarboxylase au niveau central.]

 

 

 

 

Bioéthique : n.f

Réflexion sur les problèmes moraux liés à la recherche sur le vivant et à ses applications

[La bioéthique a pour objet la réflexion destinée à assurer le respect et la protection de l'individu face aux progrès de la connaissance en sciences de la vie et leurs possibles applications (par exemple, l'euthanasie, le don d'organes, le clonage, la recherche sur l’embryon ….). Les lois de bioéthique sont les lois qui encadrent la recherche sur le vivant et ses utilisations].

 

 

Biofeedback: n.m

Voies de régulation de retour de certaines fonctions du corps, comme celui de la régulation de la pression artérielle ou du rythme cardiaque

 

 

 

 

Biperidene : n.m

Molécule anticholinergique commercialisé sous le nom d’Akineton®

 

 

 

Blépharospasme: n.m

Fermeture involontaire des paupières avec difficulté voire impossibilité de réouverture

[ On utilise volontiers des piqûres à base de toxine botulinique pour résoudre ce problème]

 

 

Bradykinésie : n.f

Ralentissement et diminution des mouvements volontaires ou spontanés, en rapport avec une atteinte du contrôle nerveux.
[Trouble moteur résultant d'une rigidité musculaire qui se manifeste par des mouvements ralentis des doigts et la perte des mouvements fins comme ceux de l'écriture.

Lenteur de l'initiation du mouvement volontaire avec réduction progressive en vitesse et amplitude de mouvements répétés.

Aux membres supérieurs, il peut se révéler par une gêne à l'écriture lorsqu'il affecte le membre dominant (avec de façon caractéristique une réduction progressive de la taille des lettres, la micrographie) ou lors de la réalisation d'autres gestes, en particulier lorsqu'ils sont répétitifs (se raser, se laver les dents, battre des œufs, etc.).]

Voir akinésie

 

 

 

Bradyphrénie: n.f

Lenteur des processus de la pensée.

 

 

 

 

 

Bromocriptine: n.m

Agoniste dopaminergique commercialisé sous le nom de Parlodel® ; dérivé de l’ergot de seigle.

 

 

 

 

Blocage moteur : n.m

Interruption brusque du mouvement dans une position dystonique

Atteint aussi bien les mouvements comme celui initié pour la marche que ceux nécessaires pour la parole

Voir enrayage cinétique, freezing

 

 

 

Lettre C

 

 

 

Cabergoline : n.f

Agoniste dopaminergique dérivé de l’ergot de seigle ; commercialisée dans le monde sous le nom de

Cabergoline®, Cabeser®, Dostinex® (seul le Dostinex® existe en France mais n’a pas l’A.M.M (voir A.M.M) et n’est donc pas prescrit pour la M.P).

 

 

 

 

Cabeser® :

voir Cabergoline

 

 

 

 

Carbidopa : n.f

Molécule qui, associée à la L-Dopa, évite que celle-ci soit dégradée (= détruite) avant d’atteindre le cerveau.

[En association avec la Dopa (dans le Sinemet®), permet une réduction de la transformation au niveau périphérique de la Dopa en Dopamine par inhibition de la décarboxylase des aminoacides aromatiques.
La proportion de Dopa franchissant la barrière hémo-méningée augmente, et après transformation au niveau central en Dopamine, peut manifester ses effets. A doses plus fortes, peut inhiber la décarboxylase au niveau central.]

 

 

 

 

Catécholamine : n.f

Médiateurs chimiques endogènes, le groupe des catécholamines comprend la  noradrénaline, l’adrénaline et la dopamine.

[Les médicaments qui ont des effets du même type que ceux des catécholamines sont généralement appelés sympathomimétiques. Les médicaments qui inhibent les récepteurs des catécholamines sont, en fonction de leur spécificité d'action, appelés adrénolytiques alpha ou bêta (ou alpha ou bêta bloquants) ou antidopaminergiques]

 

 

 

 

Celance®:

voir pergolide

 

 

 

 

Cellule : n.f

Unité de base microscopique de tous les êtres vivants. Elle produit de l’énergie et utilise cette énergie pour la fabrication de toutes les substances nécessaires à sa vie.

[La cellule est l’unité de base de tous les organismes vivants. Un organisme vivant peut être fait d’une seule cellule : c’est le cas des bactéries mais aussi de certains animaux et végétaux. Un homme de taille moyenne en contient de 60 000 à 100 000 milliards. La cellule se nourrit, produit de l'énergie, échange des informations avec son entourage, se multiplie et meurt au bout d'un certain temps.]

 

 

 

 

Cellule souche : n.f (stem cell, en anglais)

Cellule capable de se différencier, de s'autorenouveler et de proliférer pour donner naissance à différents types de cellules spécialisées.
[Les cellules souches totipotentes, issues des premières divisions (jusqu'au 4ème jour) de l'oeuf fécondé, permettent le développement d'un individu complet.
Les cellules souches pluripotentes, présentes jusqu'à une centaine de cellules dans la masse interne de l'embryon du 5ème au 7ème jour après la fécondation, sont programmées pour former tous les tissus de l'organisme (plus de 200 types de tissus cellulaires).
Les cellules souches multipotentes, hébergées par le foetus ou les tissus adultes, conservent des capacités d'autorenouvellement et peuvent donner naissance à plusieurs types de tissus.
Enfin, les cellules souches unipotentes n'engendrent qu'un seul type de cellules différenciées.

De sa conception à sa mort, l'organisme humain contient des cellules souches mais chez l'adulte leurs capacités de différenciation sont réduites.]

Voir aussi clonage

 

 

 

 

Cerveau : n.m

Partie principale du système nerveux central,  plus important centre d’analyse de l'ensemble des informations que le corps émet ou reçoit.

[Le cerveau, l’élément principal du système nerveux central, est constitué des deux hémisphères cérébraux et des structures qui les relient. Le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral constituent l’encéphale, le chef d’orchestre du corps humain. C’est lui qui centralise et traite toutes les informations qui circulent dans notre corps, et qui permet par exemple d’entendre, d’écrire...]