DICOBLOG
[NDLR : lire ici ]
Acathisie ou acathésie ou
akathisie : n.f
Impossibilité de rester immobile et de
conserver d'une manière prolongée une position, même confortable, des membres
inférieurs, besoin permanent de bouger,
mouvements incessants des jambes
Acétylcholine : n.f
Neurotransmetteur
(ou neuromédiateur) ; [se trouve à la fois dans le système nerveux central, où elle
transmet des signaux entre neurones, et dans le système nerveux périphérique,
où elle assure le relais de l’influx nerveux, des nerfs moteurs aux muscles.
Son
action s’exerce par fixation à des récepteurs dits cholinergiques].
Acide aminé : n.m
Molécule dont l’assemblage en grand nombre
forme une protéine fabriquée par la cellule.
[Il
existe 20 acides aminés naturels. Le corps humain sait en fabriquer 11 et
l'alimentation nous apporte les 9 autres : lors de la digestion, ils sont
récupérés grâce à la décomposition des protéines (animales ou végétales)
contenues dans les aliments].
Addiction : n.f
Synonyme de
dépendance
Adiadococinésie : n.f
Impossibilité de réaliser des mouvements
alternatifs rapides
(Exemple
: mimer des marionnettes)
ADN : n.m
Molécule géante (macromolécule), support de
l'information génétique de tout organisme vivant.
[Présent dans le noyau des cellules humaines où il forme
les chromosomes, l'acide
désoxyribonucléique (ADN) est présent chez tous les êtres vivants.
Support
biochimique des caractères héréditaires, il renferme les gènes, vecteurs de toutes les informations
nécessaires pour créer un organisme (animal, végétal, unicellulaire).
L’ADN
possède une structure en double hélice composée de deux brins enroulés l'un
autour de l'autre qui sont constitués d'une suite de
caractères dans un alphabet à quatre lettres chimiques : les nucléotides à adénine, thymine, cytosine, et
guanine (A, T, C, G).
Cet enchaînement précis constitue le code génétique
: l'ensemble des instructions permettant à la cellule de fonctionner.
Ce code est transcrit en ARN puis traduit en protéines. D'autre part, des mécanismes assurent la transmission de l'information génétique de cellules mères à cellules filles : la réplication de l'ADN suivie de la mitose (division cellulaire). Ainsi, toutes les cellules de l'organisme ont la même information génétique].
Adrénaline : n.f
Molécule
messagère des systèmes nerveux et hormonal qui permet à l’organisme de réagir à
un stress physique ou psychique.
[L’adrénaline
est une hormone
libérée dans l'organisme en réponse à un stress : elle produit un afflux
sanguin vers les muscles et le cerveau,
accélère la respiration et le rythme cardiaque, et libère dans le sang des
réserves énergétiques. En cas de blessure, elle permet la cicatrisation.
Parfois, elle joue aussi le rôle de neurotransmetteur].
Affection
intercurrente : n.f
Maladie aigue telles grippe, bronchite,
infection urinaire etc.
Agoniste dopaminergique : n.m
Un agoniste dopaminergique est une molécule
qui agit en stimulant les récepteurs dopaminergiques au niveau du cerveau et en
s'y fixant comme le ferait la dopamine produite naturellement et en mimant ses
effets.
[L’ensemble
des agonistes constitue la classe de médicaments la plus efficace après la lévodopa.
Leur utilisation précoce en monothérapie, notamment chez
les sujets jeunes (jusqu’à l’âge de 50 ans environ), peut dans certains cas
retarder le recours à la lévodopa.
Ils peuvent être associés à la lévodopa dès le début du
traitement, permettant ainsi de retarder l’apparition des complications
motrices dues à la lévodopa, ou plus tardivement lorsque des fluctuations
motrices dues à celle-ci apparaissent.
Sont
actuellement commercialisés en France : la bromocriptine (Parlodel®), le lisuride (Dopergine®), le ropinirole (Requip®), le piribédil ( Trivastal®), le pergolide (Celance®, Permax®
à l’étranger).
D’autres
sont commercialisés à l’étranger ; le mirapexin
(Mirapex®), la cabergoline
(Dostinex®, Cabeser®).
Les agonistes de la dopamine se différencient au niveau de leur activité
biologique, de leur demi-vie et de leur tolérance].
Akinésie : n.f
Diminution partielle ou totale des
mouvements spontanés ou réflexes, et lenteur des mouvements volontaires (bradykinésie).
[L’akinésie
est définie par la lenteur d'initiation
des mouvements et la réduction de toute forme d'activité motrice jusqu’à
l'immobilité : mouvements volontaires, mouvements associés, mouvement
d'ajustement postural, mouvements d'expression gestuelle et émotionnelle, et
ce, en l'absence de paralysie. La mimique est figée, il n'y a que peu de
clignements des yeux, la marche se fait à petits pas, les pieds qui traînent,
et le corps est incliné. Le malade se déplace en bloc avec un faible balancement
des bras. La parole est rare, mal articulée, monotone.
L’akinésie se remarque souvent précocement
durant l’écriture, qui devient plus difficile et de taille réduite (on parle de
micrographie).
Le
patient doit commander consciemment la plupart de ses mouvements, même ceux qui
s’effectuent sans que l’on y pense en temps normal].
Akineton® :
voir biperidene
Aires
motrices : n.f
Le cortex
moteur, situé à l’arrière du lobe frontal, est subdivisé en aires motrices primaires,
pré-motrices, motricité du langage et motricité oculaire.
[La motricité est croisée. Pour réaliser des mouvements
dirigés vers un objectif, notre cortex moteur primaire va recevoir de
l’information des différents lobes du cerveau].
Voir cortex
Alpha-synucleine : n.f
Protéine présynaptique qui aurait
un rôle dans l’apprentissage.
Un des deux premiers gènes identifiés dans
les formes familiales de la maladie sont le gène de l’alpha-synucleine et le gène de
la parkine.
Amantadine :
Agent
viral dont on a découvert l’action anti-parkinsonienne par hasard
Vendu sous le nom de Mantadix® (et Symmetrel® hors
de France)
[Molécule possédant une action antivirale contre une
variété de grippe : la grippe A. L'Amantadine est également utilisée pour
traiter la maladie de Parkinson. Ses mécanismes d'action ne sont pas très bien
connus: Il stimulerait la libération de dopamine dans le cerveau. En effet ce
composé serait à l'origine de la libération de dopamine au niveau du striatum].
A.M.M :
Autorisation
de Mise sur le Marché d’un médicament.
[Procédure
administrative de l’ AFSSAPS,
Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé qui autorise un
laboratoire pharmaceutique à commercialiser une molécule, en France, selon des
indications préalablement définies : Un médicament n’est remboursé par la Sécurité Sociale que dans les
indications pour lesquelles il a obtenu son A.M.M (exemple : le Dostinex®
-Cabergoline- agoniste dopaminergique, n’a pas, en France, l’A.M.M pour la MP
et n’est donc pas remboursable et donc non prescrit dans cette indication alors
qu’il est commercialisé dans tout le reste de l’Europe)
Angoisse : n.f
Tension
anormale résultant d'une peur dont la source n'est ni connue, ni reconnue par
la personne.
Voir
anxiété
[L'angoisse et
l'anxiété sont des concepts extrêmement proches qui en termes psychologique
et/ou psychiatrique ne sont généralement pas dissociés].
Anosmie : n.f
Perte totale de
l'odorat (si partielle, c’est
l’hyposmie)
Anoxie : n.f
Absence de l'apport ou de l'utilisation de
l'oxygéne au niveau des tissus (exemple : anoxie cérébrale)
Anticholinergique :
n.m
Médicament antiparkinsonien s’opposant à
l’action de l’acétylcholine
[Les
anticholinergiques ont été les premiers médicaments utilisés dans le traitement
de la maladie de Parkinson : ils agissent principalement sur les
tremblements.
Ils
peuvent être utilisés en première intention dans des formes mineures de maladie
de Parkinson lorsque les tremblements prédominent, chez les jeunes sans trouble
cognitif.
L’arrêt
du traitement doit être progressif afin d’éviter une exacerbation des
symptômes.
Ils
ont de nombreux effets secondaires : sécheresse de la bouche, difficulté à
uriner, rétention urinaire, constipation, vision trouble, effets négatifs sur
l'attention et la mémoire, hallucinations, confusion et délire. Étant donné ces
nombreux effets secondaires, ce type de médication n'est pas utilisé dans les
stades plus avancés de la maladie, surtout chez les sujets plus âgés ou
souffrant d'une atteinte cognitive.
Parmi les différents anticholinergiques, on retrouve les médicaments suivants :
Akineton®, Artane®, Parkinane® et Lepticur® (et dans le monde : le
trihexyphénidyl (Artane®), orphénadrine (Disipal®), benztropine (Cogentin®),
procyclidine (Kémadrin®), diphenhydramine (Benadryl®) et éthopropazine
(Parsitan®)).]
Antidépresseur : n.m
Médicament qui améliore l’humeur
dépressive.
[Les antidépresseurs sont des psychotropes (des substances qui modifient le
psychisme). Ils sont destinés à faire disparaître la tristesse (les troubles de
l'humeur). Si tous ont ce point commun, certains stimulent les patients : ils
agissent sur la fatigue psychique et physique. D'autres sont sédatifs (ils
calment) : ils diminuent l'angoisse et améliorent le sommeil. D'autres enfin
sont à la fois tranquillisants (sédatifs) et stimulants
Ces
substances se répartissent selon leur mode d'action en trois grandes
familles:
·
les inhibiteurs de
la monoamine-oxydase (IMAO) : Deprenyl®, Marsilid®, Humoryl®..
·
les antidépresseurs
tricycliques (TCA) : Anafranil®, Laroxyl®, Ludiomil®…
·
les antidépresseurs
non tricycliques, non IMAO
dont les Inhibiteurs spécifiques de la Recapture de la Sérotonine (SSRIs ou
IRS): Deroxat®, Prozac®, Zoloft®… et les Inhibiteursde la Recapture de la Sérotonine et de la
Noradrénaline
De
très grands progrès ont été réalisés depuis les premiers antidépresseurs,
surtout en ce qui concerne les effets secondaires indésirables. Ainsi,
les nouveaux inhibiteurs spécifiques de la recapture de la sérotonine
(SSRIs ou IRS) sont beaucoup mieux acceptés par les malades
Antioxydant : n.m
Molécule qui élimine en permanence les
radicaux libres en excès.
[Les
antioxydants vont réagir avec les radicaux libres pour les rendre inoffensifs.
Dans l’organisme, il y a un équilibre permanent entre l’une et l’autre de ces
familles chimiques.
Sous
ce nom se cachent plusieurs molécules, essentiellement des vitamines et des
oligo-éléments, notamment les vitamines
C et E ainsi que les polyphénols et les caroténoïdes.
Ils sont utilisés pour empêcher les aliments gras de
rancir et pour protéger les vitamines liposolubles (A, D, E et K) contre
l’oxydation.
Les antioxydants vont
réagir avec les radicaux libres pour les rendre inoffensifs.
Dans
l’organisme, il y a un équilibre permanent entre l’une et l’autre de ces
familles chimiques. Les antioxydants éliminent en permanence les radicaux
libres en excès. Les problèmes se posent lorsqu’un déséquilibre apparaît].
Antiparkinsoniens :
Médicament
utilisé dans la M.P (terme imprécis qui englobe toutes les médications).
[On
regroupe sous ce terme des médicaments aussi divers que ceux à base de L-Dopa,
les agonistes dopaminergiques, les inhibiteurs enzymatiques de la MAO et de la
COMT, l’Amantadine et les anticholinergiques.]
Voir aussi L-Dopa, agonistes, etc.
Anxiété : n.f
Sentiment
d'un danger imminent et indéterminé s'accompagnant d'un état de malaise,
d'agitation, de désarroi et d'anéantissement ; l’anxiété est fréquente
dans la M.P)
[Trouble
émotionnel qui se manifeste par un sentiment d'insécurité,par un sentiment
d'appréhension, de tension, de malaise, de terreur face à un péril de nature
indéterminée (distinguée de la peur qui répond à une situation menaçante
réelle).
On différencie le trouble panique (correspondant à des
crises d'angoisse aiguës survenant de manière périodique) et l'anxiété
permanente (trouble anxiété généralisée, ou névrose d'angoisse), qui affecte
les sujets de manière durable.
L'anxiété
peut être normale, voire nécessaire à la vie par sa fonction adaptative, ou au
contraire pathologique et invalidante. Les limites entre la réaction anxieuse
normale qui mobilise le sujet pour affronter une situation difficile et
l'anxiété pathologique sont floues.]
Voir aussi angoisse
Anxiolytique : n.m et adj.
Les anxiolytiques sont des médicaments
capables de diminuer l’anxiété.
[Au départ tous les psycholeptiques (ou sédatifs) pourraient être classés parmi
les anxiolytiques. Mais en France, suivant la classification de Delay et
Deniker, on utilise le terme de «tranquillisant» pour marquer une différence
avec les autres psycholeptiques: les tranquillisants ne sont ni des
hypnotiques, ni des neuroleptiques, ni des régulateurs de l'humeur
Ce sont des «tranquillisants mineurs» selon la classification des Anglo-Saxons.
Parmi les anxiolytiques, l'on trouve les benzodiazépines : Xanax®,
Librium®, Rivotril®, Valium®, Rohypnol®.
Apokinon :
voir apomorphine
Apomorphine® :
n.f
Agoniste dopaminergique administré par voie
sous-cutanée ; peut provoquer des nausées, ce qui nécessite l' administration
préalable de dompéridone (Motilium®).
Commercialisée sous le nom d’ Apokinon®.
[L’apomorphine est indiquée lorsque la réponse thérapeutique à la
lévodopa devient irrégulière et se complique de périodes «off»
imprévisibles ; elle réduit également les dyskinésies.
Elle
est administrée en injection sous-cutanée, soit ponctuelle lors d’un blocage
moteur, soit continue grâce à une pompe.
L'apomorphine
(ainsi appelée parce qu'elle a été obtenue en faisant agir de l'acide
chlorhydrique concentré sur la morphine) stimule les récepteurs D1
et D2 L'apomorphine a un effet immédiat mais de courte durée,
environ une heure. Ses effets indésirables sont de type dopaminomimétique
(nausées, vomissements, troubles psychiques)]
Apoptose : n.f
Mort programmée,
naturelle et nécessaire des cellules.
[Appelée aussi « mort cellulaire programmée », l'apoptose (du grec, « chute des feuilles à l'automne ») a été identifiée en 1972. Elle correspond aux phénomènes qui conduisent normalement à la mort ' en douceur ', indispensable à l'équilibre (ou homéostasie) du corps pour tenir compte du renouvellement des tissus. Elle diffère de la nécrose, où la destruction ' brutale ' de la cellule est provoquée par des conditions anormales ou un agent toxique.
L’apoptose
semble être intrinsèquement programmée.
Elle
est caractérisée par des changements morphologiques distincts du noyau et du
cytoplasme, des coupures de la chromatine sur des sites régulièrement espacés,
et des coupures endonucléasiques de l'ADN génomique entre les nucléosomes.
Ce
mode de mort des cellules sert d'équilibre à la mitose en adaptant la taille
des tissus animaux et en limitant les processus pathologiques liés à la
croissance tumorale.
Certaines modifications de l'ADN ou certains évènements
peuvent l'accélérer ou la retarder.]
Artane® :
voir
anticholinergique
Axone : n.m
Long
prolongement fibreux du neurone, qui conduit l'influx nerveux jusqu’à la
synapse ou la jonction neuromusculaire
[L'axone est un long prolongement qui émerge du corps cellulaire
du neurone. Sa longueur est variable et peut
atteindre plus d'un mètre. Son extrémité se divise en "branches" qui
se connectent à d'autres neurones par l’intermédiaire d’une structure
particulière : la synapse. L'axone transmet les
messages de notre organisme (une douleur, un mouvement), sous forme de signaux
de nature électrique.]
Voir aussi neurone, synapse
Benserazide : n.m
Molécule qui, associée à la L-Dopa, évite
que celle-ci soit dégradée (= détruite) avant d’atteindre le cerveau.
[En
association avec la Dopa (dans le Modopar®), permet une réduction de la
transformation au niveau périphérique de la Dopa en Dopamine par inhibition de
la décarboxylase des aminoacides aromatiques.
La proportion de Dopa franchissant la barrière hémo-méningée augmente, et après
transformation au niveau central en Dopamine, peut manifester ses effets. A
doses plus fortes, peut inhiber la décarboxylase au niveau central.]
Bioéthique : n.f
Réflexion
sur les problèmes moraux liés à la recherche sur le vivant et à ses
applications
[La
bioéthique a pour objet la réflexion destinée à assurer le respect et la
protection de l'individu face aux progrès de la connaissance en sciences de la
vie et leurs possibles applications (par exemple, l'euthanasie, le don
d'organes, le clonage,
la recherche sur l’embryon ….). Les lois de bioéthique sont les lois qui
encadrent la recherche sur le vivant et ses utilisations].
Biperidene : n.m
Molécule anticholinergique commercialisé sous le nom d’Akineton®
Bradykinésie : n.f
Ralentissement et diminution des mouvements
volontaires ou spontanés, en rapport avec une atteinte du contrôle nerveux.
[Trouble
moteur résultant d'une rigidité musculaire qui se manifeste par des mouvements
ralentis des doigts et la perte des mouvements fins comme ceux de l'écriture.
Lenteur
de l'initiation du mouvement volontaire avec réduction progressive en vitesse
et amplitude de mouvements répétés.
Aux
membres supérieurs, il peut se révéler par une gêne à l'écriture lorsqu'il
affecte le membre dominant (avec de façon caractéristique une réduction
progressive de la taille des lettres, la micrographie) ou lors de la
réalisation d'autres gestes, en particulier lorsqu'ils sont répétitifs (se
raser, se laver les dents, battre des œufs, etc.).]
Voir akinésie
Bromocriptine: n.m
Agoniste dopaminergique commercialisé sous
le nom de Parlodel® ; dérivé de l’ergot de seigle.
Blocage moteur : n.m
Interruption brusque du mouvement dans une
position dystonique
Atteint aussi bien les mouvements comme
celui initié pour la marche que ceux nécessaires pour la parole
Voir enrayage cinétique, freezing
Cabergoline : n.f
Agoniste dopaminergique dérivé de l’ergot
de seigle ; commercialisée dans le monde sous le nom de
Cabergoline®, Cabeser®, Dostinex® (seul le Dostinex® existe
en France mais n’a pas l’A.M.M (voir A.M.M) et n’est donc pas prescrit pour la
M.P).
Cabeser® :
voir Cabergoline
Carbidopa : n.f
Molécule qui, associée à la L-Dopa, évite
que celle-ci soit dégradée (= détruite) avant d’atteindre le cerveau.
[En
association avec la Dopa (dans le Sinemet®), permet une réduction de la
transformation au niveau périphérique de la Dopa en Dopamine par inhibition de
la décarboxylase des aminoacides aromatiques.
La proportion de Dopa franchissant la barrière hémo-méningée augmente, et après
transformation au niveau central en Dopamine, peut manifester ses effets. A
doses plus fortes, peut inhiber la décarboxylase au niveau central.]
Catécholamine : n.f
Médiateurs chimiques endogènes, le groupe
des catécholamines comprend la
noradrénaline, l’adrénaline et la dopamine.
[Les
médicaments qui ont des effets du même type que ceux des catécholamines sont
généralement appelés sympathomimétiques. Les médicaments qui inhibent les
récepteurs des catécholamines sont, en fonction de leur spécificité d'action,
appelés adrénolytiques alpha ou bêta (ou alpha ou bêta bloquants) ou
antidopaminergiques]
Celance®:
voir pergolide
Cellule : n.f
Unité
de base microscopique de tous les êtres vivants. Elle produit de l’énergie et
utilise cette énergie pour la fabrication de toutes les substances nécessaires
à sa vie.
[La
cellule est l’unité de base de tous les organismes vivants. Un organisme vivant
peut être fait d’une seule cellule : c’est le cas des bactéries mais aussi
de certains animaux et végétaux. Un homme de taille moyenne en contient de 60
000 à 100 000 milliards. La cellule se nourrit, produit de l'énergie, échange
des informations avec son entourage, se multiplie et meurt au bout d'un certain
temps.]
Cellule souche : n.f
(stem cell, en anglais)
Cellule capable
de se différencier, de s'autorenouveler et de proliférer pour donner naissance à différents types de cellules spécialisées.
[Les cellules souches totipotentes,
issues des premières divisions (jusqu'au 4ème jour) de l'oeuf
fécondé, permettent le développement d'un individu complet.
Les cellules souches pluripotentes,
présentes jusqu'à une centaine de cellules dans la masse interne de l'embryon
du 5ème au 7ème jour après la fécondation, sont
programmées pour former tous les tissus de l'organisme (plus de 200 types de
tissus cellulaires).
Les cellules souches multipotentes,
hébergées par le foetus ou les tissus adultes, conservent des capacités
d'autorenouvellement et peuvent donner naissance à plusieurs types de tissus.
Enfin, les cellules souches unipotentes n'engendrent qu'un seul type de cellules différenciées.
De sa conception à sa mort, l'organisme humain contient des cellules souches mais chez l'adulte leurs capacités de différenciation sont réduites.]
Voir aussi clonage
Cerveau : n.m
Partie
principale du système nerveux central,
plus important centre d’analyse de l'ensemble des informations que le
corps émet ou reçoit.
[Le
cerveau, l’élément principal du système nerveux
central, est constitué des deux hémisphères
cérébraux et des structures qui les relient. Le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral
constituent l’encéphale, le chef d’orchestre du corps humain. C’est lui qui
centralise et traite toutes les informations qui circulent dans notre corps, et
qui permet par exemple d’entendre, d’écrire...]
Chaîne respiratoire mitochondriale : n.f
Lieu de production de l’énergie nécessaire
pour une cellule
[Présente dans la mitochondrie, la chaîne mitochondriale est un ensemble de complexes protéiques et d’enzymes qui, par une succession de réactions d'oxydoréduction, assurent la production d'énergie pour la cellule. Il existe de multiples maladies liées à des anomalies de la chaîne respiratoire mitochondriale. Une des hypothèses d’origine da la MP en ferait une maladie mitochondriale.]
Champ visuel
: n.m
Espace visuel périphérique vu par l'œil
maintenu immobile.
[Il
s'étend normalement de 60° en haut, 70° en bas et 90° environ latéralement ce
qui correspond à un objectif photographique "grand angle" de 180 °.
Lorsque le champ visuel est altéré, des zones du champ sont moins sensibles,
voire aveugles].
Cholinergique : n.m ou adj.
Se dit d’une substance ou médicament
reproduisant l'action de l'acétylcholine (neuromédiateur).
Voir acétylcholine
Chorée : n.m
Se
caractérise par des mouvements involontaires (" anormaux ") brefs
et brusques, de grande amplitude, irréguliers, maximum à la racine des membres,
associés à une incoordination motrice et une hypotonie.
Chromosome : n.m
Elément
en forme de bâtonnet, constitué d’ADN et de protéines, qui apparaît dans le
noyau des cellules quand elles se divisent.
[Un chromosome est un élément en forme de bâtonnet qui
apparaît dans le noyau
des cellules quand elles se
divisent. Chaque chromosome est formé d’une molécule d’
ADN enroulée autour de protéines.
Chacun contient des gènes
précis, porteurs d’informations génétiques transmises des cellules mères aux
cellules filles lors de la division cellulaire, et des parents au futur enfant
lors de la fécondation.]
Chute : n.f
Redoutées des personnes atteintes de MP,
elles surviennent soit à la marche soit à la station debout prolongée et
découlent de plusieurs origines : instabilité posturale, perte
d’équilibre, freezing, pied qui bute sur le sol….
Clone : n.m
Ensemble de cellules dérivées d'une seule
cellule initiale et possédant donc la même constitution génétique.
Par
extension : ensemble d'éléments reproduits à l'identique à partir d'un seul
élément originel.
Clonage : n.m
Mode
de reproduction permettant la copie génétiquement identique d’une cellule ou
d’un individu.
[Le
clonage est un mode de reproduction permettant la copie d'une cellule ou d'un individu (son
clone) à partir de son ADN.
Sauf erreur ou mutation
lors du recopiage, le clone est génétiquement identique à l'original : il a le
même ADN. Dans la nature, certaines espèces non sexuées comme les bactéries utilisent le clonage
pour se reproduire. En laboratoire, on l’expérimente sur des espèces sexuées].
Clonage
thérapeutique : n.m
Manipulation
génétique permettant de reproduire à l’identique une cellule, un organe, ou un organisme
entier..
[Le clonage thérapeutique vise à créer, à partir de cellules pluripotentes ou
totipotentes, des organes ou des tissus humains à des fins thérapeutiques. Il
permet de passer outre les pénuries de greffons et de supprimer les problèmes
de rejet. Au sens propre du terme, on prélève et on énuclée un ovocyte, afin
d'y injecter le noyau d'une cellule adulte prélevée sur le malade. On obtient
une cellule embryonnaire totipotente. On oriente alors sa différentiation vers
le tissu désiré, puis on le greffe sur le patient porteur du tissu non
fonctionnel. Ce type de manipulation est également possible à partir d'un
embryon surnuméraire compatible, de cellules souches adultes ou de cellules du
cordon ombilical. Le clonage thérapeutique n'a pas encore été autorisé en
France, en raison des questions éthiques posées par l'utilisation des cellules
embryonnaires issues d'embryons surnuméraires ou de foetus issus d'IVG. En
revanche, l'utilisation de cellules souches adultes ne devrait pas poser de
problème.]
Code génétique : n.m
Le code génétique est un système de correspondance qui permet à la cellule de fabriquer des protéines à partir de son ADN
Le code
génétique est universel, c'est à dire qu'il est le même pour toutes les espèces
vivantes.
[Façon dont les acides nucléiques de
l'ADN et de l'ARN sont lus pour permettre la construction des protéines.
Les acides nucléiques étant au nombre de 4, il y a 4
lettres dans l'alphabet du code génétique : A,T,G et C
pour adénine, thymine, guanine et cytosine. L'ensemble de l'ADN contient 3
milliards de ces lettres. Elle sont lues 3 à 3, chaque triplet de lettre,
appelé codon, étant associé à un acide aminé (constituant de base des
protéines) : Par exemple, AAT de
l’ADN correspond à l'acide aminé "leucine".
Le code génétique est redondant puisqu'un acide
aminé peut être associé à plusieurs codons
Le
code génétique est universel : chez tous les êtres vivants, un même
triplet de nucléotides correspond à un même acide aminé].
Cognitif : adj.
En rapport avec
les fonctions supérieures (intelligence, psychisme, etc.).
Cognition : n.f
Fonction
complexe multiple incluant autant l'ensemble des connaissances (langage,
mathématique, musique, etc.) que les processus qui permettent leur
apprentissage et leur manipulation (association, rétroaction, traitement de
l'information, etc.).
Les processus cognitifs seraient localisés
dans les régions corticales du système nerveux.
C.O.M.T. :
abréviation f.
Enzyme dégradant la Dopamine au niveau de
la synapse.
[La
Catechol-O-methyltransferase (COMT) catalyse l’O-methylation des composés
chimiques ayant une structure catéchol- et permet l’élimination des
catécholamines biologiquement actives ou médicamenteuses et de leurs
métabolites.]
Comtan®:
voir entacapone
Conférence de consensus
médical :
Réunion d’experts autour d’un thème donné
et dont les conclusions ont valeur de règles en
cours
Confusion mentale :
n.f
La confusion
mentale est un état pathologique caractérisé par une désorganisation de tous
les processus psychiques.
[Elle représente un trouble neuropsychologique aigu très
fréquent, traduisant un trouble global du fonctionnement du système nerveux
central.
La confusion mentale se traduit par :
·
Un amoindrissement de la vigilance allant de l'obnubilation légère à la
torpeur,
·
Une désorientation dans le temps et dans l'espace
·
Une perturbation des
opérations intellectuelles complexes sans déficit majeur et prédominant d'une
fonction corticale supérieure
·
Une amnésie de fixation laissant ensuite une lacune mnésique (ie :
la personne ne mémorise pas ses troubles)
·
Un onirisme avec hallucinations terrifiantes (i.e : des cauchemars
terrifiants).
·
Divers degrés de gravité avec des troubles plus ou moins marqués]
Il s'agit le plus souvent d'un état aigu, réversible avec
le trouble qui l'a fait naître].
Congénital : adj.
Synonyme d'inné, caractérise ce qui est
présent (ou repéré) à la naissance
[Qualifie un élément existant à la naissance de
l'individu. Il peut s'agir de malformations congénitales (liées à un mauvais
développement des organes dans les premiers mois de grossesse), de déformations
congénitales (résultant de problèmes mécaniques anormaux exercés sur un tissu
dont la structure est normale) ou d'affections congénitales (conséquences d'une
infection ou d'une intoxication pendant la grossesse)].
Constipation : n.f
Est constipée une personne qui va à la
selle moins de trois fois par semaine et dont les matières sont très sèches,
dures.
[La
définition médicale est précise : la constipation « associe un
ralentissement du transit et la déshydratation des selles dont le poids sec est
supérieur à 22% du poids total ». Est constipée une personne qui va à la
selle moins de trois fois par semaine.
La
constipation existe quand les résidus alimentaires progressent mal dans le gros
intestin (côlon) ou que l'intestin terminal (sigmoïde, rectum, anus) n'évacue pas
les selles].
Contracture
musculaire : n.f
Contraction douloureuse, involontaire et
durable d’un certain nombre de fibres musculaires au sein d’un même muscle.
Corps de Lewy : n.m
Lésion cérébrale observée dans le cerveau
des patients parkinsoniens.
[Les
corps de Lewy, inclusions
intracytoplasmiques éosinophiles, caractérisent la maladie de Parkinson.
Cette
lésion résulte de l'accumulation intraneuronale d'une protéine nommée
alpha-synucléine.
Les
maladies neurodégénératives avec corps de Lewy, ou avec accumulation
d'alpha-synucléine sont appelées les synucléopathies]
Cortex cérébral : n.m
Partie la plus superficielle du cerveau,
faite de substance grise et assurant la partie la plus sophistiquée des
activités cérébrales (activités conscientes notamment).
[ Le
cerveau est constitué de
deux hémisphères, entourés d’une
écorce : le cortex cérébral, d’une épaisseur 2-
En
relation avec le reste du système nerveux, le cortex cérébral, constitué principalement par des
réseaux de neurones
Le
cortex contient 3 types d’aires fonctionnelles: les aires motrices, les
aires sensitives et les aires associatives. Ces dernières servent de lien
entre les 2 premières.
Il
est le siège des fonctions supérieures du cerveau telles que l'analyse des
sensations, la perception, l'émotion, la pensée, la motricité, le langage, la
vision, la mémoire.]
Cortex moteur : n.m
Partie du cortex cérébral situé à l’arrière
du lobe frontal et chargée de la motricité
[Le
cortex moteur est situé à l’arrière du lobe frontal, juste avant le sillon
central qui sépare le lobe frontal du lobe pariétal.
Le
cortex moteur est subdivisé en aires motrices primaires, pré-motrices, motricité
du langage et motricité oculaire.
La motricité est croisée
L'aire motrice primaire est située contre la scissure de Rolando, à l’arrière
du lobe. Ces neurones pyramidaux régissent les muscles squelettiques pour
réaliser des mouvements volontaires. Leur axones se projettent jusqu’aux
neurones moteurs de la moelle épinière (les motoneurones qui innervent les
muscles). C’est le faisceau cortico-spinal ou pyramidal.
Pour
réaliser des mouvements dirigés vers un objectif, notre cortex moteur primaire
va recevoir de l’information des différents lobes du cerveau. Ainsi, il sera
renseigné sur la situation du corps dans l’espace par le lobe pariétal, sur les
objectifs à atteindre et le choix d’une stratégie appropriée par la partie
antérieure du lobe frontal, sur les souvenirs d’anciennes stratégies par le
lobe temporal, etc.
Les régions du corps qui réclament une grande précision dans leur motricité
impliquent une grande partie du cortex moteur et vice-versa. La projection
corporelle à la surface du cortex moteur (somatotopie) est représentée par
l’homonculus].
Crampe : n.f
Contraction soudaine, intense, souvent
douloureuse, involontaire et passagère d’une partie ou de la totalité d’un
muscle. Sa durée est variable, généralement brève.
[Les
crampes surviennent souvent à l’effort ou juste après. Mais elles peuvent également survenir loin de tout
effort, la nuit notamment, lorsque les muscles se détendent.]
Crampe de
l’écrivain : n.f
Crispation des doigts et de la main sur le
stylo, perturbant ou arrêtant l’écriture.
[Dystonie
segmentaire qui touche le membre supérieur dominant et plus particulièrement
les muscles du poignet et des doigts et perturbe l'écriture alors que tous les
autres gestes fonctionnels qui impliquent l'utilisation de ces mêmes muscles
n'en sont pas affectés. Elle se manifeste dès les premiers mots ou après
plusieurs lignes, selon le degré de gravité de la dystonie. Le membre supérieur
prend des postures anormales dont les plus fréquemment rencontrées sont,
l’écartement et la flexion du coude, une forte pronation de l'avant-bras, une
flexion ou une extension du poignet, une crispation des doigts sur le stylo,
l'élévation d'un ou de plusieurs des doigts assurant la tenue du stylo.]
Dégénérescence
cellulaire : n.f
Perte par la cellule de ses fonctions
principales
[La
dégénérescence cellulaire est le terme de la diminution des
métabolismes cellulaires avec arrêt complet de certains d'entre eux. Les
lésions qu'elle entraîne sont réversibles, mais aboutissent souvent à la
nécrose ou mort cellulaire.
Elle
fait partie du processus normal de vieillissement mais peut aussi être
pathologique –anomalies de fonctionnement cellulaire, exagération de
l’apoptose, cancer..-
Dans
la M.P, la dégénérescence des neurones
dopaminergiques touche principalement le locus niger où se
situent les corps cellulaires mais aussi le striatum où se trouvent
leurs terminaisons.
La maladie débute quand il existe une
destruction neuronale d'au moins 80%. Il existe une hyperactivité des neurones
sains et une hypersensibilité des récepteurs post-synaptiques.]
Déglutition : n.f
La déglutition consiste à avaler,
c'est-à-dire à transporter la nourriture et la salive de la bouche à l'estomac.
[La
déglutition est une fonction de l'organisme qui nous permet de nous nourrir, en
mettant en jeu un ensemble d'organes situés au croisement des voies de la
respiration (voies aériennes) et de l'alimentation (voies digestives).
Ce
carrefour aéro-digestif nous permet de réaliser plusieurs tâches successives...
respirer... parler... avaler sa salive... boire... respirer à nouveau... si les
tâches sont concomitantes, c'est l'incident... la fausse route.
La déglutition est un mouvement réflexe,
c'est-à-dire une réaction motrice déclenchée par le cerveau, en dehors de l'intervention
de la volonté, en réponse à une stimulation sensitive. En d'autres termes, une
stimulation sensitive se produit au sein du carrefour aéro-digestif, transmet
une information au cerveau qui répond immédiatement par un ordre transmis à des
muscles qui vont imprimer des mouvements aux organes de la déglutition, afin de
fermer les voies aériennes et de précipiter le bol alimentaire dans les voies
digestives.
Environ
50 % des personnes atteintes de la maladie de Parkinson éprouveraient des
troubles de la déglutition à divers degrés et à un moment donné au cours de
l'évolution de la maladie.]
Délire : n.m
État d’un malade
qui émet des idées fausses, en totale opposition avec la réalité ou l’évidence,
généralement centrées sur un thème personnel
[Perturbation aiguë et globale du fonctionnement
cognitif, généralement réversible, et rencontrée habituellement dans les
troubles métaboliques du fonctionnement cérébral.]
Démence : n.f
Dans le langage médical actuel, il s’agit
d'une perte d'un certain degré de la fonction cérébrale,
caractérisée par un déclin des facultés intellectuelles se manifestant avant
tout au niveau de la mémoire ou de la capacité de
concentration, un affaiblissement mental global frappant l’ensemble des facultés
psychiques et altérant progressivement, par un rapport anormal à la réalité, les
conduites sociales, l’affectivité et l’activité volontaire du patient.
[Le terme de démence désigne de nombreuses maladies affectant le raisonnement, comme la maladie d’Alzheimer ou la schizophrénie. Toutes liées à un dysfonctionnement de neurones du cerveau, elles se caractérisent par un déclin des facultés intellectuelles : perte de la mémoire, déstructuration de la pensée, problèmes d’orientation... Elles touchent principalement les personnes âgées.
Caractérisée
par une évolution irrémédiablement progressive de ce déficit, la démence est
généralement due à une atteinte cérébrale organique plus ou moins diffuse, de
nature abiotrophique, vasculaire, infectieuse, traumatique, toxique ou
tumorale.]
Demi-vie ( des médicaments ) : n .f
1.La demi-vie
plasmatique (plasma half life) d'un
médicament est la période au bout de laquelle sa concentration initiale dans le
sang a diminué de moitié, par exemple de
100 à 50 mg/l. Ce paramètre pharmacocinétique conditionne l'action du produit
et détermine sa dose et son mode d'administration.
[La connaissance de la demi-vie permet de
prévoir la fréquence d'administration du médicament (nombre de prises
journalières) pour obtenir la concentration plasmatique souhaitée. Dans
l'immense majorité des cas, la demi-vie est indépendante de la dose du
médicament administré. Dans certains cas exceptionnels, elle varie avec la
dose : elle peut augmenter ou diminuer en fonction de l'apparition de
la saturation d'un mécanisme (élimination, catabolisme, fixation aux protéines
plasmatiques etc.]
2.La demi-vie biologique ou pharmacologique (biological
half life) est le temps
nécessaire pour une division par deux de l’intensité de l’effet pharmacodynamique
du médicament.
Deprenyl® :
voir Sélégiline
Dépression :
n.f
Maladie psychique se manifestant par une tristesse, une
perte d’intérêt et d’estime de soi, un sentiment de culpabilité voire une
tendance au suicide.
[La dépression est une maladie psychique. Les personnes
atteintes sont tristes, n’ont plus goût à rien et se sentent sans valeur. Une
dépression peut être déclenchée par un événement tragique (deuil) ou n’avoir
aucune cause apparente. Plusieurs molécules
du cerveau sont impliquées
dans la dépression, c'est pourquoi les patients sont soignés par des médicaments agissant sur le cerveau.
Sur le plan médical, la dépression se
différencie du mal-être. Elle se définit comme des troubles
caractérisés par des symptômes suffisamment aigus, nombreux et durables pour justifier ce diagnostic.
(Définition du DSM-IV :
Au moins cinq des symptômes parmi les neuf suivants doivent avoir été présents
pendant une même période de deux semaines.
Ils doivent avoir présenté un changement par rapport au fonctionnement
antérieur (1) ou (2) indispensable
1.
humeur dépressive ou
irritabilité chez les enfants et les adolescents
2.
diminution de
l’intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités
quotidiennes
3.
perte ou gain de
poids significatif en l’absence de régime
4.
insomnie ou
hypersomnie
5.
agitation ou
ralentissement psychomoteur
6.
fatigue ou perte
d’énergie ;
7.
sentiment de
dévalorisation ou de culpabilité
8.
diminution de
l’aptitude à penser ou à se concentrer, indécision
9.
pensées de mort
récurrentes, idées suicidaires récurrentes, tentatives de suicide. )
Aucun
de ces symptômes ne doit ne doit être expliqué par un deuil ou imputable aux
effets physiologiques directs d’une substance ou d’une affection médicale
générale Ils doivent s’accompagner d’une souffrance cliniquement significative
ou d’une altération du fonctionnement social, professionnel.
La détermination du degré de sévérité de la dépression majeure (léger, moyen,
sévère) est fonction de la présence ou non de symptômes supplémentaires par
rapport au nombre requis pour établir le diagnostic, et de l’impact des
troubles sur le fonctionnement professionnel, social et relationnel. ]
Détérioration
intellectuelle : n.f
Diminution de ses capacités de réflexion
[Diminution
quantitative et qualitative de l'efficience cognitive qui s'exprime par un
comportement modifié et inadéquat par rapport à ce qu'il était avant l'atteinte
neurologique, aiguë ou chronique, et qui résulte en une diminution de
l'autonomie fonctionnelle.]
Domperidone : n.f
Antiémétique (antivomitif) commercialisé
sous le nom de Motilium®
Dopa ou L.Dopa ou
Levodopa : n.f
La lévodopa ou L-Dopa (levo déhydroxy
phényl alanine) est le précurseur de la dopamine.
Elle est le traitement « de
choix » de la M.P.
Elle peut être utilisée seule mais le plus
souvent on l'associe à un inhibiteur de la Dopa décarboxylase.
[La
L-dopa est produite dans l'organisme à partir d'un autre acide aminé, la
tyrosine, et elle se transforme en dopamine qui, a son
tour, peut donner lieu à la formation d'autres substances dérivées. Toutes ces
transformations sont catalysées par des enzymes.
Comme
la dopamine elle-même ne pénètre pas dans le cerveau, pour pallier sa
déficience, on a recours à son précurseur, la L-Dopa qui y pénètre par
transport actif puis est transformée en dopamine.
L'augmentation
d'apport de L-Dopa compense, du moins transitoirement, la déficience de la
synthèse de dopamine. Elle favorise la récupération des impulsions
principalement inhibitrices venant du locus niger agissant sur le corps strié
et le globus pallidus, provoquant une diminution de l'akinésie, de la rigidité
musculaire, des tremblements.]
Voir Modopar®, Sinemet®
Dopamine : n.f
Neuromédiateur impliqué dans le désir, le plaisir, le mouvement et dont le déficit dans certaines régions du cerveau provoque la maladie de
Parkinson.
[La dopamine
est une molécule de type catécholamine issue d’un acide aminé, la tyrosine.
Elle est le précurseur de l'adrénaline, de la noradrénaline.
La
dopamine n’est pas un messager chimique (ou neurotransmetteur) très commun dans
le cerveau. Les neurones qui en produisent ne représentent guère plus de 0,3 %
des cellules du cerveau. Ces neurones jouent néanmoins un rôle essentiel dans
plusieurs de nos comportements.
Ils
sont par exemple impliqués dans le contrôle des mouvements. Quand certains de
ces neurones sont détruits, on voit apparaître les tremblements
caractéristiques de la maladie de Parkinson.
Le contraire, c’est-à-dire un excès de dopamine dans certaines régions du
cerveau, est à l’origine des symptômes associés à la schizophrénie. Les
médicaments les plus efficaces pour traiter cette maladie sont d’ailleurs ceux
qui empêchent la dopamine de se fixer sur ses récepteurs.
Enfin, certains neurones à dopamine entrent en jeu dans les mécanismes du désir
et du plaisir. Cette association entre nos comportements de recherche de
récompense et la dopamine est l’une des découvertes les plus intéressantes des
années 1990. Son rôle est complexe mais essentiel à toutes les dépendances.
Elle
est impliquée dans des maladies graves comme la maladie de Parkinson, qui
perturbe les mouvements, et la schizophrénie, une maladie mentale.
Dans
le système nerveux périphérique, elle joue le rôle d'analeptique circulatoire.]
Dopergine® :
voir lisuride
Dostinex® :
voir cabergoline
Dysarthrie : n.f
Les
dysarthries regroupent les altérations de la voix, de l'articulation, de la
déglutition et autres fonctions buccales suite à une atteinte neurologique
centrale.
[La dysarthrie parkinsonienne est d’origine hypokinétique avec
-l'élévation du voile du palais
lors de l'émission de la voyelle [a]
-la mobilité du voile du palais
au cours de la parole
-une éventuelle hypersalivation
-la protrusion de la langue
On
observe ainsi une apparition progressive de plusieurs perturbations de la
communication orale dues au troubles de la phonation
(dysphonie) et de la réalisation motrice de la parole (dysarthrie) :
-
une baisse de l’intensité vocale (pouvant aller jusqu’au chuchotement)
-
une variation réduite d’intensité
- un
ton monotone, une perte de la mélodie (dysprosodie)
-
une variation réduite des fréquences
- un
timbre rauque et voilé
- une
articulation imprécise
- un
débit trop rapide (tachylalie) ou au contraire ralenti
- un
manque global d’intelligibilité
-
une difficulté dans l’attaque de la parole
-
une répétition de certaines syllabes ( palilalie)
-
des tremblements vocaux]
Dyskinésie
(dopa-induite) : n.f
Les
dyskinésies sont des mouvements anormaux ,
involontaires, rapides et incontrôlés, particulièrement
invalidants et qui apparaissent très fréquemment chez les patients
parkinsoniens traités à la L-dopa,
Ces
dyskinésies peuvent être périphériques (membres), axiales (corps) ou
buccofaciales (bouche et face)
Dysphagie : n.f
Difficulté ou gêne pour avaler en raison
d'une gêne, d’un obstacle dans la gorge ou l'œsophage au passage du bol
alimentaire.
Dysphonie : n.f
Troubles de la phonation
Voir dysarthrie
Dyspnée : n.f
Difficulté à
respirer.
La dyspnée se traduit par une augmentation de la fréquence ou de l'amplitude des mouvements respiratoires, accompagnée d'une sensation d'oppression ou de gêne.
Dystonie : n.f
Contractions
prolongées et involontaires des muscles d'une ou de plusieurs parties du corps,
entraînant souvent une torsion ou une distorsion de cette partie du corps.
Effet on/off :
Phénomène
qui consiste au passage brutal de l’état « on » à « off » .
voir
on-off
Enrayage cinétique :
n.m
voir freezing
Entacapone :
Molécule inhibant un des enzymes (la COMT)
qui dégrade la Dopamine au niveau
cérébral ; l’Entacapone allonge ainsi la durée d’action de cette Dopamine.
Commercialisée sous le nom de Comtan®
voir aussi COMT
Enzyme : n.m ou n.f
Protéine
présente dans toutes les cellules des êtres vivants et qui intervient dans les
réactions chimiques qui s'y produisent naturellement
Essai clinique, essai
thérapeutique : n.m
Protocole
d’expérimentation d'un nouveau procédé thérapeutique ou d'un nouveau
traitement, précédant toute validation.
[Les essais cliniques ont pour but de démontrer
l'efficacité ou la supériorité du nouveau traitement par rapport aux traitements
existants ou par rapport à un placebo.]
Etiologie : n.f
Etude des
causes des maladies.
Une même
maladie peut avoir plusieurs étiologies ; si on ne lui en connaît aucune,
elle est dite idiopathique.
Expression
génique : n.f
Manifestation
des effets d'un gène.
[On dit qu'un gène s'exprime quand il est actif, c'est-à-dire lorsqu'il mène à la production d'une protéine. Si le génome est identique dans chacune des cellules d'un organisme donné, les gènes, eux, peuvent avoir une expression génique spécifique différenciée dans le temps (propre à un stade du développement), dans l'espace (propre à un type cellulaire, tissulaire ou organique), ou caractéristique d'un état donné (normal, pathologique ou en réponse à un stimulus particulier).]
Extrapyramidal : adj
Concerne les voies neurologiques de la
motricité responsables du tonus et de la régulation des mouvements.
[1/Le système
extrapyramidal se situe en complément des voies pyramidales responsables de la
motricité (la force). Il a « sous sa
responsabilité » le tonus, la régulation des mouvements.
Il comprend outre des aires corticales frontales de la motricité, des noyaux
gris centraux dont une partie du thalamus, des formations situées en dessous du
thalamus dont le locus niger, le noyau rouge ainsi que la substance
réticulée du tronc cérébral.
2/Le syndrome extrapyramidal est un terme plutôt général, utilisé chez le
traumatisé crânien en général quand il y a un tremblement spontané et des
troubles du tonus à la fois sur les muscles agonistes et antagonistes (c'est
très raide). C'est ce qui caractérise cette hypertonie dite
extrapyramidale.
On
utilise davantage et distingue :
- le syndrome parkinsonien comprenant hypertonie + tremblement et akinésie
et
- différents syndromes dont le nom est en rapport avec le
type de tremblement comme :
-Le syndrome choréique qui comporte d'important mouvements anormaux
-Le syndrome athétosique qui comporte aussi des mouvements anormaux mais
moindres que précédemment.]
Fatigable : adj
Apte à ressentir de la fatigue après tel ou
tel effort.
Festination : n.f
Accélération progressive du pas qui diminue
progressivement de longueur, ce qui peut provoquer une chute si le patient n’a
pas d’appui.
[La festination se rencontre essentiellement chez certains
patients atteints de la maladie de Parkinson.
Elle correspond au premier degré de la propulsion.
La propulsion appelée également antépulsion est la tendance pour certains
patients d'accélérer leur marche jusqu'à prendre le pas de course.
À ce sujet le médecin Trousseau disait : « Ils
semblent courir après leur centre de gravité ».]
Fluctuation motrice :
n.f
Réapparition des symptômes moteurs (période
« off ») avant l’horaire prévu d’une nouvelle prise médicamenteuse
[Malheureusement,
avec la progression de la maladie, le cerveau perd sa capacité d'emmagasiner ou
de puiser dans ses réserves, et les fluctuations motrices apparaissent.
En
pratique, c'est comme si le médicament ne faisait plus effet aussi longtemps.
Ainsi,
quelques heures après la prise du médicament, les effets bénéfiques
disparaissent pour laisser graduellement la place aux symptômes
caractéristiques de la maladie : lenteur, perte de dextérité, raideur,
difficulté à se mouvoir et à marcher.
Il
se peut aussi que le tremblement réapparaisse ou qu'il augmente.
Un
autre phénomène peut se produire, donnant l'impression que les pieds restent
collés au sol, c'est ce qu'on appelle le blocage ou freezing.
Lors
de ces périodes off, certains développent aussi des crampes douloureuses(dystonie),
particulièrement au niveau des mollets ou du pied. Ce phénomène peut parfois
survenir au petit matin, car le cerveau a été privé de médication pendant la
nuit].
Freezing : n.m
Immobilité soudaine et brève (quelques
secondes à quelques minutes), habituellement accompagnée d'un piétinement sur
place, les pieds restant "collés" au sol, alors que la marche entre
deux épisodes de freezing est peu ou pas perturbée.
[Le
freezing, ou enrayage cinétique de la marche, se caractérise par l’interruption
brutale de la marche, pouvant survenir spontanément, sans raison apparente, ou
bien au contraire être provoqué par un stimulus visuel (obstacle dans le champ
de vision, franchissement de porte, …).
Le
démarrage (86 % des cas), le demi-tour (45 %), le passage d'une porte (25 %),
le terrain dégagé (23 %), l'arrivée (18 %) ou la distraction sont des facteurs
déclenchants du freezing. En revanche, des stimuli externes (visuels, auditifs,
verbaux) peuvent améliorer le freezing.
Le freezing
survient aussi bien en période on qu’en période off chez les
patients ayant des fluctuations motrices sous dopatérapie.
Il
est associé à une durée longue de la maladie, à un début aux membres
inférieurs, à une forme akinétique, à un stade de Hoehn et Yahr plus élevé, à
une plus longue durée de dopathérapie et à la présence de dyskinésies (5, 6).
Il
touche en moyenne 33 % des patients parkinsoniens et 86 % lorsque des
fluctuations motrices apparaissent (6).
Dans
12 % des cas, le freezing est inaugural.
.Par
analogie, des freezing de la parole ou de l’écriture ont également été décrits.
Le
phénomène de freezing peut être rencontré, en dehors de la maladie de
Parkinson, dans d’autres syndromes
parkinsoniens
(paralysie supranucléaire progressive surtout ; moins souvent dans l’atrophie
multisystématisée ou les
syndromes
parkinsoniens post-neuroleptiques), dans l’hydrocéphalie à pression normale,
les syndromes multilacunaires, les lésions pallidales (post-anoxiques) et les
lésions frontales ]
Ganglions de la base :
n.m
Les ganglions de la base correspondent à un
ensemble de substance grise en profondeur dans le cerveau . Ils jouent un rôle dans tous les mouvements
coordonnés, comparables à un ordinateur qui exécute un programme particulier
pour chaque mouvement.
[Le
système des ganglions de la base joue un rôle essentiel dans l'organisation de
l'activité motrice.
Pour
exercer leurs fonctions motrices, les ganglions de la base traitent une grande
variété d'informations (sensorielles, motivationelles, mnésiques) issues de
l'ensemble des aires corticales.
Les
ganglions de la base constituent un système composé d'ensembles de neurones -
qualifiés de noyaux - reliés entre eux. Ces noyaux régulent les mouvements
involontaires.
Ils
ont en outre pour charge essentielle de réaliser (phase de préparation) et de
contrôler (phase d'exécution) une succession d'actions motrices planifiées
(volontaires).
Chez
le sujet sain, la détermination de la rapidité et de l'ampleur des différentes
composantes requises pour la réalisation d'un mouvement ainsi que
l'harmonisation des différents mouvements en processus moteurs complexes
permettent d'obtenir une fluidité et une adéquation de la motricité.
Les
ganglions de la base fonctionnent non pas de manière autonome, mais en relation
avec d'autres structures du système nerveux central
Chez
l'homme, la dégénérescence pathologique de ces structures est responsable de
sévères altérations du mouvement qui sont classiquement désignées sous le terme
de syndromes moteurs extrapyramidaux.]
GDNF
neuroprotecteur.
[le GDNF (Glial cell line-derived neurotrophic factor), est,
actuellement, le meilleur agent connu pour favoriser la survie de motoneurones
de rats, in vitro et in vivo.
Il
est connu pour avoir une activité puissante sur la survie des neurones
dopaminergiques (véhiculant la dopamine, un neurotransmetteur de la famille des
monoamines) de la substance noire du cerveau, et présente ainsi un intérêt
thérapeutique potentiel dans la maladie de Parkinson]
Génétique : n.f
science de l'hérédité,
qui étudie la structure et la fonction des gènes
[«La génétique est la discipline de la biologie qui s'efforce de
découvrir et de contrôler les relations entre les composants élémentaires du
corps (les gènes, composés d'ADN) et les manifestations du vivant. Ce faisant,
la génétique a plusieurs facettes: elle est d'abord une anatomie, au niveau
moléculaire, pour décrire la place et la structure des gènes, puis une
physiologie pour rechercher les modes de fonctionnement généraux et ceux
spécifiques à chaque gène; elle est enfin une approche médicale (dans le cas de
la génétique humaine) ou industrielle (usage agro-vétérinaire) pour favoriser
les meilleurs génomes (sélection, conseil génétique) ou corriger les génomes
différents (transgenèse, thérapie génique). » Jacques Testart
]
Voir gène
Gène : n.m
Unité
d'information génétique, porteuse des caractères transmis au cours des
générations génétique
[Un gène est un
"morceau" de l’ ADN contenu dans le noyau de nos cellules et qui porte les données nécessaires à
la fabrication d'une protéine (enzyme, récepteur à une hormone, anticorps…).
Constitués d'un petit fragment de la molécule d'ADN et localisés chacun à un emplacement précis du chromosome appelé locus, les gènes sont porteurs des informations relatives aux caractéristiques d’un individu (comme la couleur des yeux par exemple).
Chaque
gène est une recette qui indique comment fabriquer une protéine. Le passage
d'un langage ADN en langage de protéines fait intervenir un système de correspondance
qu'on appelle code génétique.
L'homme
possède environ 35 000 gènes, ce qui ne représente que 5% de tout son ADN.
Certaines espèces animales et végétales ont plus de gènes que l'homme.]
Gènes dans la MP
Les plus connus sont les gènes parkine et
alpha-synucleine.
[Dans
le domaine de la génétique, les études ont permis de compter au moins 7 gènes
différents impliqués dans la maladie. L'altération du gène de la parkine (le
plus connu) est souvent retrouvée dans les formes précoces. Et, dans 50% des
formes familiales , pourrait être sensible à certains
facteurs environnementaux.
Les
formes familiales de la maladie ne représentent que 5 à 15 % de l’ensemble des
cas. Les scientifiques ont ainsi mis en évidence deux grandes catégories de
formes familiales : les formes dominantes (l’un des deux parents est porteur du
gène muté) et les formes récessives (les deux parents en sont porteurs).
Leur
caractérisation a permis l'identification de 10 loci (PARK1-PARK10) et ensuite
de quatre gènes de la maladie : alpha-synuclein, parkin, ubiquitin-C-terminal
hydrolase L1 et DJ-1. Certains de ces gènes pourraient aussi être
des facteurs de susceptibilité dans les formes sporadiques de Parkinson.
L'identification de mutations dans d'autres gènes, NR4A2, neurofilament
M et synphilin-1 dans les formes familiales ou apparemment
sporadiques illustre l'hétérogénité génétique de la maladie de Parkinson et
ouvre de nouvelles perspectives thérapeutiques. ]
.
Génie
génétique : n.m
Moyens
techniques permettant d'isoler un (ou plusieurs) gène(s) d'un organisme, de le(s) modifier et de le(s) transférer dans un autre
organisme.
[Ensemble des outils de biologie moléculaire permettant
d'isoler les gènes, d'en étudier la structure et la fonction, de les
multiplier, de les transférer d'une espèce à une autre, et de les exprimer chez
des organismes hôtes.
Le génie génétique donne aux chercheurs les moyens techniques d'étudier les gènes et les protéines qu'ils produisent. On utilise entre autres pour cela des protéines fabriquées par les bactéries , qui permettent de couper, modifier, multiplier les molécules d' ADN .
Le
génie génétique a permis de mieux connaître le fonctionnement des gènes et des
protéines ainsi que la cause des maladies génétiques .
Un des développements prometteurs du génie génétique est
la thérapie génique.]
Génome : n.m
Ensemble des gènes constituant le patrimoine héréditaire d'un individu, porté par les chromosomes.
[Le
génome est l’ensemble de l’ ADN
présent dans le noyau de
chacune des cellules
d’un organisme. Il correspond à l’ensemble des chromosomes .
Si
l’on compare l’ADN à un collier de perles, fait avec 4 types de perles
différentes (les 4 " bases
" de l’ADN : A, T, C et G) notre génome est une chaîne de 3,4 milliards de
perles.
Les
génomes de deux personnes diffèrent en moyenne d’une "perle" sur
mille.
Si la quasi-totalité du génome humain -3,4 milliards de
paires de bases- est aujourd'hui décrypté, il reste encore à identifier la
fonction et le mode d'expression de plusieurs milliers de gènes.]
Glie : n.f
Tissu de soutien du système nerveux
central.
[Ce
tissu comprend la macroglie (composée de deux variétés de cellules nerveuses :
les astrocytes et les oligodendrocytes), la microglie et les cellules
épendymaires.
Les
cellules de la glie, que l'on pensait avoir un rôle nutritif et d'emballage
uniquement, semblent avoir un rôle prépondérant dans la formation de synapses
et la transmission des influx nerveux. Le fait d'avoir enfin pu séparer les
neurones de la glie, comme l'a fait une équipe américaine, ouvre une
possibilité de comprendre leur rôle exact qui jusqu'à présent a été minimisé.
Les
cellules gliales pourraient produire des substances toxiques qui
enfommageraient les neurones, comme les cytokines pro-inflammatoires. Ceci
pourrait favoriser la progression de la maladie de Parkinson.
Les
anti-inflammatoires réduisent cette activité gliale et protégerait la substance
noire des modèles animaux expérimentaux. Ceci pourrait devenir un objectif des
traitements anti-parkinsoniens futurs.]
Greffes de cellules :
voir thérapies
cellulaires
Hallucination :
n.f
Sensation vue, entendue ou sentie, ne
correspondant pas à une réalité.
[Perceptions illusoires, visuelles, auditives ou olfactives, elles sont rarement
désagréables et mal vécues dans la MP.
Elles ne résultent pas de la maladie elle-même mais sont des effets secondaires
de certains médicaments : il suffit de baisser les doses ou de supprimer le
produit pour que ces hallucinations disparaissent ]
Hémisphères
cérébraux : n.m
Les deux hémisphères, le droit et le
gauche, constituent la partie extérieure du cerveau et sont entourés de substance grise , le cortex
[Moitiés
symétriques, droite et gauche, du cerveau , ils sont chacun creusés à leur
surface de profonds sillons, appelés scissures, qui délimitent quatre zones
distinctes, les lobes. Chaque hémisphère contrôle la motricité et la
sensibilité de la moitié du corps opposée.]
Hippocampe : n.m
Zone du cerveau essentielle
à la mémoire et l’apprentissage
[Située pour moitié dans l’hémisphère droit, et pour
moitié dans le gauche, l’hippocampe est le
siège de la phase d’ "enregistrement" de la mémoire avant le stockage
dans le cerveau . ]
Hydrates de carbone :
n.m
Les hydrates de carbone sont
les glucides appelés couramment les « sucres ».
[Ils font partie, avec les
protéines et les lipides, des constituants essentiels des êtres vivants et de
leur alimentation, car ils sont un des principaux intermédiaires biologiques de
stockage et de consommation d'énergie.
On
distinguent deux groupes : les hydrates de carbone simples, rapidement
assimilables (glucose, saccharose, le lactose, le fructose
,le sorbitol ,le mannose) et les hydrates de carbone complexes
(glycogène, amidon, cellulose)]
Hypersécrétion
sébacée ou hyperséborrhée : n.f
Augmentation des sécrétions grasses au
niveau de la peau, des cheveux
Hypertonie :
n.m
Augmentation anormale du tonus musculaire
[ L’hypertonie
extra-pyramidale, appelée également hypertonie plastique est liée à un défaut
de fonctionnement du système nerveux dans sa régulation du tonus musculaire.
Lorsque le médecin essaie de déplier le coude d'un patient atteint d'hypertonie
extra-pyramidale plastique, une force de résistance invariable s'installe, ne
s'accompagnant pas d'un retour de l'avant-bras à la position de départ,
contrairement à l'hypertonie pyramidale.]
Hypokinésie : n.f
voir akinésie,
bradykinésie
Hypothalamus : n.m
Partie
du cerveau qui fait le lien entre système nerveux et système hormonal.
[Situé
à la base du cerveau
, il orchestre le lien entre les deux systèmes : certains des neurones qu’il contient secrètent
des "neuro- hormones
", des substances qui à leur tour influencent la sécrétion d’hormones].
Hypotension
orthostatique : n.f
Baisse de la tension artérielle lors du
passage de la position couchée à la position debout avec sensation de vertiges
voire courte perte de connaissance
[Syncope
ou lipothymie survenant au lever brutal, au changement brusque de position, à
la station debout prolongée.Cette baisse de la tension artérielle est due à une
anomalie du réflexe naturel d’adaptation de la tension artérielle.]
Hypoxie : n.f
Diminution de l'apport ou de l'utilisation
de l'oxygéne au niveau des tissus.
Idiopathique : adj.
Désigne
une maladie ou un facteur, une cause dont on ignore l’origine
IMAO
Inhibiteurs enzymatiques utilisés dans le
traitement de la MP
[La
Mono Amine Oxydase (MAO) est une des molécules responsables de la dégradation
de la lévodopa et de la dopamine. Les inhibiteurs de la MAO bloquent l'action
de cet enzyme et, en ralentissant sa dégradation, rendent la dopamine plus
disponible au niveau du cerveau.]
Voir sélégiline
Impatiences
musculaires :
Désagréable sensation qui se traduit par un
besoin irrésistible de bouger les jambes.
voir acathisie
Incidence : n.f
Nombre de
nouveaux cas d'une maladie observés pendant une période et pour une population
déterminées.
Influx : n.m
Phénomène de nature électrique qui se propage
le long des neurones.
Inhibiteurs de la
COMT : n.m
Inhibiteurs enzymatiques utilisés dans le
traitement de la MP
[La
catechol-O-méthyl transférase (COMT) est une des molécules responsables de la
dégradation de la lévodopa et de la dopamine. Les inhibiteurs COMT bloquent
l'action de cet enzyme tant au niveau de l'intestin que du cerveau. En
ralentissant sa dégradation, la lévodopa est donc plus disponible au niveau du
cerveau.]
voir
aussi Tolcapone (TasmarR), Entacapone
(ComtanR)
Inhibiteurs de la L.Dopa
décarboxylase : n.m
Composants
des médicaments à base de L-Dopa
[Les inhibiteurs de la L-Dopa décarboxylase périphérique sont le
bensérazide (dans le ModoparR) et la carbidopa (dans le SinemetR).
Ils
s'administrent en association avec la L-Dopa.
Aux
doses utilisées, ces inhibiteurs ne pénètrent pas dans le cerveau et, en
conséquence, ils inhibent la dopadécarboxylase périphérique mais pas la
dopadécarboxylase cérébrale.
La
L-Dopa est moins détruite à la périphérie, il y a donc moins de dopamine
périphérique, moins d'effets secondaires périphériques et plus de L-Dopa à
pénétrer dans le cerveau.
En
pratique, les résultats sont atteints plus rapidement avec moins de L-Dopa et
moins d'effets indésirales périphériques, mais les effets indésirables
centraux, tels que les mouvements anormaux (dyskinésies) et les hallucinations,
ne sont pas réduits.
Administrés
seuls, c'est-à-dire sans L-Dopa, les inhibiteurs de la L-Dopa décarboxylase sont sans effet apparent, bénéfique ou indésirable.]
Initialisation du
geste : n.f
Déclenchement,
démarrage du geste, première étape du mouvement
In vitro :
En laboratoire,
en étude expérimentale dans une éprouvette (en verre)
In vivo :
Sur la personne
elle-même, en étude humaine
IRM : n.f
Imagerie par
resonance magnétique
[Technique d'exploration de l'organisme permettant l'observation précise de nombreux organes tels que le cerveau, la colonne vertébrale, les articulations et les tissus mous. L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est basée sur l'analyse des changements d'orientation des atomes d'hydrogène d'un organe lorsqu'ils sont soumis à un champ magnétique intense. Les signaux émis par ces atomes, traités par un système informatique, fournissent des images du corps humain.]
Jambes sans repos :
n.f
voir
impatiences musculaires
Jeunes Parkinsoniens :
Terminologie
imprécise et non officielle, souvent utilisée pour parler des personnes atteintes avant l’âge classiquement
reconnu comme moyen de 55-57 ans et,
surtout, dont le diagnostic pose des problèmes au niveau professionnel et
familial.
A différencier des Parkinson précoces (voir
parkinson précoce)
Laxatifs : n.m
Groupe de médicaments utilisés de façon
occasionnelle pour traiter une constipation
L-Dopa : n.f
voir Dopa
Lisuride : n.m
Antiparkinsonien agoniste dopaminergique
commercialisé sous le nom de DopergineR
Locus niger : n.m
Zone cérébrale faite de substance noire et
dont l’atteinte est à l’origine des
troubles de type parkinsonien.
ou locus niger de Soemmering ou
substancia nigra, ou substance noire
Lune de miel : n.f
Période
initiale de la maladie où le traitement
dopaminergique bien équilibré permet une quasi absence
de symptômes
Maladie
multifactorielle : n.f
Maladie liée à
plusieurs causes
[Maladie liée à une ou plusieurs causes génétiques et
parfois à une cause environnementale. Ainsi, la combinaison de un ou plusieurs
gènes de prédisposition et de facteurs de l'environnement (en général le mode
de vie) entraîne l'apparition de la maladie].
Maladie neurodégénérative : n.f
Maladie due à la détérioration de certaines cellules nerveuses
[La maladie de Creutzfeld-Jacob, la sclérose en
plaques, la maladie de Parkinson et la maladie d'Alzheimer sont des maladies
neurodégénératives]
MantadixR :
voir
amantadine
Métabolisme : n.m
Ensemble de
toutes les transformations chimiques se déroulant dans une cellule ou un
organisme.
[Le métabolisme se divise en deux phases :
·
Le catabolisme qui
est l'ensemble des réactions enzymatiques de dégradation de macromolécules en molécules
de faible taille.
·
L'anabolisme qui est
l'ensemble des réactions enzymatiques de biosynthèse des macromolécules et de
leurs précurseurs.]
Micrographie : n.f
Ecriture de très petite taille
[Due
à l’hypokinésie, la micrographie est un signe précoce de la maladie de
Parkinson : L’écriture de la personne se modifie. Elle commence à écrire en
pattes de mouches, l’amplitude des lettres devient de plus en plus petite,
tremblante et commence grande pour finir avec de très petites lettres]
MirapexR : n.m
voir
pramipexole
Mitochondrie : n.f
Organites
présents dans les cellules, siège de la respiration cellulaire et responsables
de la production d'énergie nécessaire à l’activité de la cellule.
[Les mitochondries sont des organites situés dans le cytoplasme de la plupart des cellules animales et végétales. Elles fournissent l'énergie nécessaire au fonctionnement de la cellule en hébergeant la chaîne respiratoire à l’origine de la phosphorylation oxydative.
Le
nombre de mitochondries d'une cellule (plusieurs unités à plusieurs dizaines de
milliers) dépend de l'intensité de son activité : une cellule musculaire, par
exemple, en possède beaucoup.
Elles sont essentiellement transmises par la mère, et
contiennent de l'ADN et quelques gènes : on parle de génome mitochondrial]
Modèle animal : n.m
Espèce animale
utilisée pour étudier et comprendre une maladie.
[Le modèle animal est utile pour étudier les mécanismes
moléculaires et physiologiques d'une maladie, et rechercher des traitements potentiels.
Il faut cependant prendre en compte ses limites dues aux différences
génétiques, physiologiques et environnementales entre les hommes et les
animaux.
En 1977, des chercheurs ont observé que l'injection
chez le singe de la substance toxique MPTP provoquait l'apparition du syndrome
parkinsonien. Par la suite, ils ont utilisé ce modèle animal pour étudier
l'étiologie de la maladie de Parkinson.]
ModoparR : n.m
Antiparkinsonien associant de la L-Dopa et
du benzéraside, inhibiteur de la Dopa-Décarboxylase périphérique
Existe sous forme standard, LP et
dispersible
voir aussi Dopa
Molécule : n.f
Assemblage d'atomes disposés toujours selon
la même architecture.
[Les
molécules sont la base de la matière, vivante ou non. La plupart des molécules du
vivant, comme l' ADN ou
les protéines
, sont de grosses molécules (des macromolécules
) mais ne diffèrent pas, dans leur principe, des molécules de la matière
inerte]
Monothérapie : n.f
Thérapeutique n’utilisant qu’un seul
médicament ou qu’une seule possibilité thérapeutique
MotiliumR : n.m
voir Dompéridone
Motricité : n.f
Fonctions nerveuses et musculaires qui
permettent la mobilisation et la coordination des membres, le mouvement et la
locomotion
Mouvements anormaux
involontaires :
Voir dyskinésie
MP : maladie de
Parkinson
Décrite en 1817 par James Parkinson, la
maladie qui porte son nom est une maladie neurodégénérative qui se manifeste
par des troubles du mouvement associées à de nombreuses autres anomalies. Liée
à la disparition d'un petit nombre de cellules nerveuses (neurones) situées
principalement dans le locus niger et
qui sécrètent un neurotransmetteur appelé dopamine, sa cause initiale est
inconnue.
M.P.T.P. : n.m
Produit
chimique sélectivement toxique pour les neurones dopaminergiques.
[Le
M.P.T.P. est dérivé de la péthidine, un analgésique puissant .
Les
facteurs environnementaux ont été fortement suspectés lorsqu'a été mis en
évidence à la fin des années 70 un syndrome parkinsonien d'origine toxique chez
des toxicomanes de la côte ouest des Etats-Unis. Ces derniers s'étaient en
effet injectés involontairement un produit chimique, le MPTP.
Suite
à ces observations, des études épidémiologiques ont recherché une éventuelle
surexposition des patients atteints de la maladie de Parkinson à des agents
chimiques de structure proche de celle du MPTP, comme certains insecticides et
pesticides. Les résultats de ces études sont contradictoires, certaines ont
montré un risque de développement de maladie de Parkinson plus élevé chez les
gens exposés à ces toxiques, d'autres études n'ont pas retrouvé ces résultats.
Un
des modèles expérimentaux utilisés est le traitement MPTP induisant chez le
primate (Marmouset, Rhésus) le même type de trouble que chez l’homme.]
Mutation génique :
n.f
Modification d’une séquence génétique
[Une
mutation est une modification de la séquence d’ ADN . Elle peut être ponctuelle ou aller jusqu’à l’addition ou
l’élimination de tout un fragment d’ADN. Si l’on compare l’enchaînement des
" bases " de l’ADN
aux perles d’un collier, une mutation ponctuelle peut être l’altération d’une
perle, le remplacement d’une perle par une perle d’un autre type, l’insertion
ou la suppression d’une perle.
Cette
mutation est un événement moléculaire ponctuel exceptionnel qui modifie le
contenu du message héréditaire et entraîne une modification qualitative ou
quantitative de la protéine correspondante. Elle se transmet de génération en
génération.
Certaines maladies sont
provoquées par la mutation d’un seul gène comme l’hypercholestérolémie
familiale, la polypose rénale, la poypose colique, la neurofibromatose de Von
Recklinghausen, la mucoviscidose, la drépanocytose.(plus de 3000 maladies au
total…)]
Neuroleptique :
n. m
médicaments réduisant des
symptômes psychotiques.
[Les psychoses, terme générique, désignent un ensemble de maladies mentales
caractérisées par une altération profonde de la personnalité et une perte de
contact avec la réalité sans qu’habituellement le sujet ait conscience de
son état.
Les
neuroleptiques peuvent provoquer des syndromes parkinsoniens et sont donc
strictement contreindiqués dans la MP. ]
Neurone : n.m
Cellule nerveuse qui participe à l'élaboration
et à la transmission des influx nerveux.
[Les
neurones sont les principales cellules
du système nerveux (100
milliards de neurones dans le cerveau.
Grâce à leurs nombreux "bras", ils sont connectés entre eux, formant
un véritable réseau de "câbles" qui s'étend dans tout le corps. C'est
en envoyant des messages à travers ce réseau que les différentes parties du
corps humain communiquent et interagissent entre elles.]
Neuropathie : n.f
Terme général
définissant une anomalie, dégénérescence ou inflammation du système nerveux
central ou périphérique.
Neuro-protecteur: n.m
Un neuroprotecteur est une molécule dont
l’effet permet de sauver, de guérir ou de régénérer des cellules du système
nerveux dans leur structure et leur fonction
Neurosciences : n.f
Ensemble
des disciplines étudiant le système nerveux et ses affections.
[Le
mot "neurosciences" englobe toutes les disciplines étudiant le système nerveux et ses maladies.
Il peut s’agir de l’étude des mécanismes chimiques du cerveau
aussi bien que de l’étude du comportement, des recherches sur la naissance de l’ influx nerveux ou celles sur les zones
cérébrales impliquées dans le langage.]
Neurostimulation: n.f
Traitement chirurgical utilisé dans la
maladie de Parkinson
[ La neurostimulation
cérébrale profonde dans la MP consiste, en général, en
l’électrostimulation cérébrale profonde du noyau sub-thalamique ]
Neuromédiateur : n.m
Molécule
qui relaie l’information nerveuse d’un neurone à l’autre
[Un neuromédiateur (ou neurotransmetteur) est une substance chimique qui
transmet l’information d’un neurone
à l’autre, en traversant l’espace situé entre deux neurones consécutifs (la synapse ). Libéré à l’extrémité
d’un neurone lors de la propagation de l' influx nerveux , un neurotransmetteur
agit sur le neurone suivant en se fixant à des endroits bien précis de la membrane de cet autre neurone, les
récepteurs, spécifiques de chaque molécule neuromédiatrice.
Les
principaux neuromédiateurs appartiennent à la famille des amines (dopamine, noradrénaline,
adrénaline, sérotonine, acétylcholine), des acides aminés (Glutamate, GABA,
glycine) et des neuropeptides (Opiacés, Substance P, VIP, Ocytocine,
Neurotensine.)]
Nigro-striée : adj
La voie nigrostiée est constituée du
striatum et du locus niger ; c’est elle qui est atteinte dans la MP
Noradrénergique : adj
Qui a trait à
la noradrenaline
Voir
neuromédiateur
Noyaux gris
centraux : n.m
Zones de substance grise situées dans la
profondeur du cerveau
[On y
distingue le thalamus qui distribue les nombreuses informations sensitives
qu'il reçoit vers les aires corticales appropriées et les corps striés qui
interviennent dans les automatismes de la posture et des mouvements.
Les
corps striés sont l'association de deux groupes de noyaux d'origines
différentes, le putamen ou néostriatum et le pallidum divisé en paléo et
archéostriatum.
Le
paléostriatum intervient dans la régulation du tonus musculaire et des
mouvements automatiques élémentaires, le néostriatum, en inhibant le
paléostriatum (par des neurones GABA) entraîne une action excitatrice du tonus.
C'est ce que l'on observe avec la maladie de Parkinson où le locus niger est
déficient et provoque une forte activité du néostriatum, d'où un excès de tonus
et les tremblements que l'on peut observer associés à la perte des automatismes
dans les mouvements.]
Noyau
sub-thalamique : n.m
Noyau stimulé électriquement dans la
stimulation cérébrale profonde ; associé aux ganglions de la base (cf
ganglions de la base)
Obnubilation : n.f
Légère
confusion mentale
Œdèmes des membres
inférieurs : n.m
« jambes gonflées » par infiltration de liquide
[Augmentation
du liquide interstitiel, infiltré dans les tissus, responsable d’une
augmentation de volume de la zone anatomique présentant des oedèmes.
Se
voit dans la MP comme complication de l’utilisation d’agonistes dopaminergiques
dérivés de l’ergot de seigle et de l’Amantadine]
On/off :
Etat « on » = état où les
thérapeutiques sont au meilleur de leur effet
Etat « off » = état où les
thérapeutiques ont cessé d’agir
Voir
effet on/off
OtraselR :
voir Sélégiline
Pallilalie : n.f
Répétition
d’une syllabe
Répétition
rapide d'un même segment, habituellement syllabique mais parfois plus complexe,
durant quelques instants avec une baisse progressive de l'intensité de la voix
(palilalie aphone).
Paralysie agitante :
n.f
Nom donnée à la MP
par James Parkinson dans sa description de la maladie en 1817.
ParkinaneR: n.m
voir anticholinergique
Parkine : n.f
Nom d’un des deux premiers gènes mis en
évidence dans les formes familiales de la maladie : gène de la parkine
Parkinson plus : n.m
Maladie
pouvant débuter comme une maladie de Parkinson mais qui, plus ou moins rapidement,
se dévoile être une atteinte plus grave.
[On
regroupe sous cette dénomination les maladies suivantes: la paralysie
supra-nucléaire, l’atrophie multisystémique, la dégénérescence
striato-nigrique, l’atrophie olivo-ponto-cérébelleuse, le syndrome de Shy
Drager, la dégénérescence cortico-basale et la démence à corps de Lewy ]
MP dont les premiers signes ont été précoces, entre 21 et 40 ans
(ou Young Onset Parkinson)
Parkinsonisme : n.m
1/
Association d’au moins deux des trois signes suivants: tremblement de repos,
rigidité des membres et akinésie.
La maladie de Parkinson (MP) est la cause
la plus fréquente de parkinsonisme idiopathique.
2/ On regroupe aussi sous ce terme les
syndromes parkinsoniens transitoires secondaires à des prises médicamenteuses ( certains antidépresseurs par exemple)
ParlodelR: n.m
agoniste dopaminergique
voir bromocriptine
Patch trans-cutané :
n.m
Forme d’administration d’un médicament par
diffusion à travers la peau (timbres ou patchs
plus complexes avec réservoir)
Pergolide : n.m
Agoniste dopaminergique dérivé de l’ergot
de seigle, commercialisé sous le nom de CelanceR en France et PermaxR
dans d’autres pays.
PermaxR: n.m
voir pergolide
Per os :
Par voie orale
Persévération : n.f
Prolongation répétitive, ou continuation
d'une action ou d'une séquence d'activité, ou répétition de la même réponse ou
d'une réponse similaire à diverses questions, tâches ou situations.
[Incapacité
de réaliser des changements mentaux ou comportementaux qui entraîne une
stéréotypie comportementale par incapacité à inhiberl'activité en cours ou
l'attention portée à une stimulation antérieure et manque d'attitude critique.]
PET-Scan : n.m
Scanner n’utilisant pas les rayons X et utilisé
dans les recherches sur le cerveau
[Tomographie
à Emission de Positons : Le PET scan, ou TEP, est un système d’imagerie
plus récent, non plus basé sur les rayons X comme le scanner
« classique », mais sur l’émission de positons. De très haute valeur
informative, il permet des études fonctionnelles.]
Physiopathologie :
n.f
Etude des mécanismes d’une maladie
Piétinement :n.m
Voir freezing
Placebo : n.m
Substance présentée comme un médicament
mais n'ayant aucune activité pharmacologique (mie de pain, eau distillée).
[Traitement
qui répond à la demande d'aide du patient sans avoir cependant d'autres effets
spécifiques]
Posologie : n.f
Dose prescrite
d’un médicament par 24 h
Posture : n.f
Maintien
du corps ou d'un de ses segments dans une position donnée
Pramipexole : n.m
agoniste dopaminergique
commercialisé sous le nom de SifrolR et MirapexR (non commercialisé en France)
Prédisposition
génétique : n.f
Définit le fait
qu'un individu ait un patrimoine génétique le rendant sensible ou résistant à
une maladie
Prévalence : n.f
Fréquence d'une
maladie dans une population
[Elle se calcule ainsi : nombre de personnes atteintes
par une maladie/population considérée à un instant précis ou pour une période
de temps précise (prévalence annuelle par exemple).]
Protéine : n.f
Grosse molécule (macromolécule) présente chez tous les êtres vivants, indispensable
à la vie de la cellule et de l’organisme tout entier. Ses
fonction sont très variées.
[Indispensables
à la vie de la cellule
et de l'organisme tout entier, les protéines sont fabriquées par nos cellules à
partir de l' ADN et
grâce au code génétique . De celles qui constituent nos cheveux (la
kératine) à celles qui nous défendent contre les microbes (les anticorps), les
protéines ont des fonctions très variées.]
Radicaux libres : n.m
Les
cellules utilisant l'oxygène produisent différents radicaux libres oxygénés,
impliqués dans des milliers de réactions chimiques qui accompagnent l'activité
des cellules.
[Les « radicaux libres » sont produits naturellement par l’organisme. Ils entrent dans les processus de production d’énergie par exemple. Ils interviennent également dans les mécanismes immunitaires en permettant de lutter contre l’invasion par des bactéries ou des virus. Mais sous certaines conditions, ils peuvent être produits en excès et se mettent à dégrader les parois des cellules, les protéines ou l’ADN. On parle alors de "stress oxydatif »]
Récepteur
(synaptique) : n.m
Grosse molécule à la surface d’une cellule
nerveuse sur laquelle se fixent spécifiquement les neuromédiateurs.
[Un
récepteur synaptique est un capteur situé à la surface d’un neurone . Il capte les molécules messagères du système
nerveux - les neurotransmetteur
s - et participe ainsi à la transmission d’informations d’un neurone à l’autre.
Chaque neurotransmetteur ne peut se fixer que sur un récepteur adapté, qui le
"reconnaît" grâce à sa forme - comme une clé dans une serrure.]
Régime hypoprotéiné :
n.m
Régime tendant à éviter l’ingestion de
protéines alimentaires en cours de journée pour les concentrer le soir et
ce, afin de diminuer les fluctuations motrices
Réponse motrice : n.f
Effets positifs des antiparkinsoniens sur
les troubles moteurs
[Dans
les premières années, les capacités de stockage neuronaux suffisent à amortir
la cinétique plasmatique de la L-DOPA : la réponse motrice est optimale . Plus tard, l'état moteur tend à suivre
précisément les variations plasmatiques de L-DOPA, oscillant entre akinésie et
dyskinésies.]
RequipR :
n.m
voir Ropinirole
Raideur : n.f
Voir rigidité
Réflexe
naso-palpébral : n.m
Fermeture des paupières au tapotement de la
racine du nez, normalement cesse après quelques essais mais est inépuisable
dans la MP
Rigidité : n.f
Raideur
musculaire
[Trouble musculaire caractérisé par une résistance
relativement constante à la mobilisation passive des muscles et intéressant
d'une manière à peu près égale les fléchisseurs et les extenseurs.
Pour la MP, on la dit « en tuyau de
plomb »]
Ropinirole : n.m
agoniste dopaminergique
non dérivé de l’ergot de seigle, commercialisé sous le nom de RequipR
Roue dentée : n.f
Signe
typique de la MP
[La rigidité
plastique est mise en évidence par la résistance cireuse et uniforme dite en 'tuyau de plomb' lors d'un mouvement passif. L'exagération du
réflexe de posture se traduit par la saillie du tendon lors du raccourcissement
passif du muscle. Les muscles agonistes et antagonistes sont tout autant
concernés. Un autre signe est celui de la roue dentée qui est le relâchement
de la résistance par à-coups.]
Salivation : n.f
Fonction
de fabrication de la salive
voir sialorrhée
Scanner : n.m
voir
tomodensitométrie
Sélégiline : n.f
Antiparkinsonien IMAO sélectif B commercialisé
sous le nom de DéprenylR (comprimé) ou d’OtraselR (lyophilisat
oral se dissout sur la langue)
[
Sérotonine : n.f
Neurotransmetteur
impliqué en particulier dans la régulation de l’humeur et donc dans certains
troubles psychiques comme la dépression et l’anxiété.
Sialorrhée :
n.f
Ecoulement
de la salive en dehors de la bouche.
[Il
ne faut pas la confondre avec l’hypersialorrhée (ou hypersalivation), qui est
une sécrétion excessive de salive par les glandes salivaires.]
Signes moteurs : n.m
Dans
Signes végétatifs: n.m
Dans
Striatum : n.m
voir ganglions de
la base
Stress oxydatif : n.m
Sous certaines
conditions, les radicaux libres peuvent être produits en excès et se mettent à
dégrader les parois des cellules, les protéines ou l’ADN. On parle alors de « stress
oxydatif ».
Voir mitochondrie,
radicaux libres
Substance noire : n.f
voir locus niger
Symptôme : n.m
Anomalie physique ressentie par une
personne au cours d’une maladie, changement dans un organisme indiquant une
maladie ou une anomalie physique
Synapse : n.f
La synapse est la zone de contact entre
deux neurones (ou entre un
neurone et une cellule, musculaire
par exemple ).
[C'est
à travers les synapses que les signaux électriques circulent d'un neurone à
l'autre, d'un neurone à un muscle…Chaque axone
est pourvu de branches terminées par des "boutons synaptiques" par
l'intermédiaire desquels le neurone se lie à un autre neurone ou à un muscle.
Selon
des critères morphologiques et fonctionnels, on distingue plusieurs types de
synapses :
·
les synapses
chimiques, caractérisées par la présence d'un espace entre la membrane présynaptique
et la membrane post-synaptique : la fente synaptique. Une molécule chimique
transmet les informations de la cellule présynaptique à la cellule
post-synaptique.
·
les synapses
électriques ou jonctions communicantes ("gap junctions"),
caractérisées par l'accolement des deux membranes plasmiques (canaux
jonctionnels - connexons). Les signaux électriques sont directement transmis
d'une cellule à l'autre sans intermédiaire chimique. Ce couplage électrique
permet une propagation rapide des potentiels d'action entre neurones mais aussi
la synchronisation de la contraction de certaines cellules musculaires (coeur,
fibre musculaire lisse).
·
les synapses
mixtes, formées par la juxtaposition d'une synapse chimique et d'une
jonction communicante. ]
Syndrôme : n.m
Ensemble de signes qui, regroupés, définissent
un état maladif.
[Ensemble des symptômes et des signes qui constituent une entité et
qui définissent cliniquement un état morbide déterminé. En principe un syndrome
se distingue d'une maladie par le fait que sa physiopathologie n'est pas
élucidée. Dès qu'elle l'est, on parle de maladie.]
Synthèse : n.f
En biologie ,
signifie l’ensemble des étapes de la fabrication, de l’élaboration d’une
molécule : exemple, la synthèse des protéines.
Système nerveux : n.m
Ensemble constitué du cerveau, du cervelet,
du tronc cérébral, de la moëlle épinière et des nerfs ; composé de
milliards de cellules
nerveuses reliées entre elles, il forme un immense réseau de communication
entre les différentes parties de notre organisme et nous permet d’interagir
avec notre environnement.
[Le
système nerveux, sur le plan de son fonctionnement, peut être divisé en système
neurovégétatif (qui assure les fonctions cardio-respiratoires (rythme
cardiaque et respiratoire, tension artérielle), de nutrition (digestion,
transit intestinal..) et de reproduction) et système cérébro-spinal (ou système nerveux de la vie de
relation (ou système nerveux somatique),
qui comprend des centres de l'encéphale, la moelle, les nerfs crâniens et rachidiens).]
Système nerveux central : n.m
Concernant le système nerveux, se dit de ce
qui fait référence à l'encéphale ou à la moelle (système nerveux central), en
opposition au système nerveux périphérique.
Système nerveux
périphérique :
n.m
Concernant le système nerveux, se dit de ce
qui fait référence aux nerfs issus de la moëlle épinière
Système neurovégétatif (ou autonome, ou sympathique et parasympathique) :
n.m
Concernant le système nerveux, se dit de ce
qui fait référence à la commande involontaire et inconsciente.
[ Le système neurovégétatif assure les
fonctions cardio-respiratoires (rythme cardiaque et respiratoire, tension
artérielle), de nutrition (digestion, transit intestinal..) et de reproduction.
Comprenant un certain nombre de centres nerveux centraux, il utilise les nerfs sympathiques et parasympathiques et ses fonctions sont
assurées de façon involontaire et inconsciente (on ne pense pas à respirer, on
ne choisit pas sa tension artérielle...)]
Thérapie cellulaire :
n.f
Traitement qui vise à remplacer des cellule déficientes par des cellules jeunes et non malades
[Ce type de traitement est encore expérimental.
Ses domaines d'application sont vastes, de l'insuffisance cardiaque aux
cancers, en passant par les affections du système nerveux comme
Thérapie génique :
n.f
Traitement d’une maladie au coeur même d’une
cellule, au niveau de son matériel génétique
[Introduction d'un gène normal dans l'ADN d'un individu
porteur d'une anomalie génétique, dans l'objectif de la corriger. Cette
technique, encore au stade expérimental, constitue un énorme espoir pour les malades.]
Thalamus : n.m
voir noyaux gris
centraux
Tolcapone : n.m
Inhibiteur de
voir IMAO
Tomodensitométrie : n.f
[ou scanner : n.m]
Examen radiologique
[Examen radiologique permettant d'observer des parties du
corps non visibles par radiographie standard ou échographie : cerveaux,
poumons, os, tissus mous, vaisseaux sanguins. La tomodensitométrie (scanner)
consiste à réaliser des images en coupes fines d'une partie du corps à l'aide
d'un tube de rayons X en rotation. L'image globale est ensuite reconstruite
grâce à un système informatique puissant.]
Tremblement : n.m
Mouvements involontaires, cadencés et répétitifs
d’une partie ou de tout le corps.
["Oscillations
rythmiques involontaires que décrit tout ou partie du corps autour de sa
position d'équilibre" (Déjerine).
Dans
Des
manœuvres de facilitation (calcul mental, émotion) sont utilisées pour
accroître son amplitude.
A la
main, il simule parfois le geste de compter la monnaie, émietter du pain,
rouler une cigarette. Il peut intéresser la mâchoire ou la lèvre inférieure ou
la langue. Le tremblement de repos constitue volontiers le premier signe de la
maladie. L'association à un syndrome akinéto-hypertonique signe la maladie de
Parkinson, bien que certains cas de tremblements purs puissent se rencontrer en
début d'évolution.
Il peut exister une composante d'attitude, mais le tremblement prédomine
toujours nettement au repos.]
Troubles cognitifs : n.m
Anomalie des fonctions intellectuelles (mémoire,
apprentissage, traitement de l’iinformation
Voir cognition
Tyrosine : n.f
Molécule
à partir de laquelle est fabriquée
[La tyrosine est un acide aminé qui participe à la synthèse de l'adrénaline,
de la noradrénaline, de la dopamine et de
Vecteur viral :n.m
Virus non porteur d’une maladie qu’on utilise
pour faire pénétrer un gène nouveau dans une cellule, en thérapie génique.
[Elément employé pour faire pénétrer un fragment d' ADN à
l'intérieur d'une cellule. Actuellement, les vecteurs les plus utilisés sont
des virus rendus inoffensifs et des plasmides (petits fragments d'ADN
bactériens capables de se répliquer de manière autonome à l'intérieur d'un
hôte). Dans le cas de la thérapie génique, le fragment d'ADN à transporter est
le gène correcteur.]
Virus : n.m
Minuscule
parasite des cellules qui pénètre dans la cellule et l'utilise pour se
multiplier et contaminer d'autres cellules.
[Un
virus est un minuscule parasite des cellules
. Incapable de vivre seul, le virus pénètre dans la cellule et l'utilise
pour se multiplier et ainsi contaminer d'autres cellules. Des maladies comme la
grippe, la varicelle mais aussi le SIDA sont provoquées
par des virus. Outre l'homme, les animaux, les plantes et même les bactéries peuvent être infectés
par des virus.
On
utilise des virus inactivés ou morts pour fabriquer les vaccins.]
Anne FROBERT, 14 Juin 2004