La Maladie de Parkinson

dite la « M.P »

 

 

La Maladie de Parkinson ou M.P n’est pas une maladie « comme les autres ».

 

Depuis très longtemps considérée par le «grand public» comme une maladie de personnes âgées (celle du « petit vieux qui tremble », « qui sucre ses fraises »), elle peut en réalité venir perturber la vie de personnes beaucoup plus jeunes, dès vingt ans parfois, voire même avant dans la forme juvénile.

 

Ses symptômes variables et intermittents en cours de journée, en fonction de l’évolution et d’une personne à l’autre en font une maladie très « spéciale » à vivre pour les uns, à observer et à comprendre pour les autres.

 

Des possibilités motrices associées à des handicaps parfois apparemment aberrants peuvent mettre le spectateur dans le doute quant à la fiabilité de la personne atteinte, parfois supposée simuler ou exagérer : Il n’est bien sûr pas toujours simple de concevoir qu’on puisse à la fois avoir du mal à marcher sur un trottoir ou passer une porte, et à la fois dévaler quatre à quatre les escaliers ou courir.

 

La figure rendue parfois austère par la rigidité, les troubles de l’écriture et du langage qui gênent prodigieusement la communication alors que l’intelligence reste intacte, la lenteur et la difficulté aux mouvements : tout cela conduit à un isolement amical et social contre lequel la lutte est ardue.

 

Beaucoup serait encore à dire et à écrire…Vous le savez ou le découvrirez au cours de votre lecture des pages de ce site…

 

Mais, que vous soyez lecteur de passage, patient atteint, familier ou thérapeute concerné, n’oubliez jamais un point primordial :

 

Si les personnes touchées par la M.P sont malheureusement sans cesse confrontées à des tracas dans (presque) tous leurs faits et gestes quotidiens, elles restent néanmoins et avant tout des personnes humaines et ne peuvent être réduites à l’appellation compatissante mais réductrice de « malades », déchus du reste de leurs qualités :

 

Une amie, atteinte depuis fort longtemps, écrit ainsi :

 

« Ne pas considérer nos handicaps comme les signes d'une déchéance.

L'utilisation de ce terme est, pour moi, le fait de personnes manquant d'informations.

 

Ceux qui pensent que je déchois de ma dignité d'être humain parce que je me montre telle que la maladie me fait paraître, sans se soucier de ce qu'il y a sous les apparences, ne voient pas plus loin que le bout de leur nez.

 

Je comprends les réactions de surprise, mais pas celle de fuite ».

 

C’est ainsi que le terme de « parkinsonien » est quasiment absent de ce site : Non, nous ne venons pas « d’ailleurs » et nous n’acceptons d’être exilés, sous prétexte de différence, dans une autre planète que la nôtre d’origine.

 

Le terme utilisé de « personnes atteintes de Parkinson » peut être réduit à l’acronyme soit de PaP., ce qui ne plait pas à tous du fait de la maladie papale, soit, comme dans tous les pays de langue latine, à celui de PcP (Personas con Parkinson, Personnes Cum Parkinson) . Pourquoi pas ?

 

 

 

A.FROBERT, 3/10/2004                                            Retour au site